Résumé de la série : Le dernier printemps est avant tout un roman d’amour. Martin Mahner, le héros, est un soldat de l’armée nazie posté dans le Sud de la France. Très vite on s’aperçoit qu’il est l’amant d’une “Française”, Catherine, venue s’installer en ex-zone libre avec son mari Xavier Gance, quelques années auparavant. Notre héros narre son histoire. Redémarrant sur un flash-back, le récit nous plante à Berlin, dans le décor sinistre de l’Allemagne de la crise et de la montée du nazisme. Mahler est un lycéen brillant, féru de littérature et plutôt timide avec les filles. Son père est sympathisant des SS, quelques uns de ses camarades de classe aussi. Romantique et solitaire, Martin s’inscrit en faux contre les dérives politiques malsaines auxquelles s’abandonne son entourage. Le docteur Braun et sa famille viennent s’installer dans la maison d’en face. Martin remarque immédiatement Katarina Braun, la fille du docteur.
La force du scénario et la rigueur presque expressionniste des dessins laissent le lecteur captivé. Le dernier printemps est une démonstration magistrale en matière de BD tant par ses qualités littéraires que par la dynamique des images et de leur “mise en mouvement”
Katarina vit à Paris où elle cache sa judéité, ce qui contrarie son oncle qui fier de son passé d'ancien combattant, joue le jeu des autorités jusqu'à se faire spolier.
Et plus le temps passe et plus en ce début de guerre la pression monte.
En s'attachant à la vie quotidienne de Catherine et ses proches, on est plus dans la chronique historique que dans le roman que laisse imaginer le titre et les tomes précédents. Et le tragique de l'époque prend le pas, ce qui fait qu'on ne retrouve pas tout à fait l'ambiance qui faisait le charme de cette série.
A suivre pour voir si on le retrouvera au tome suivant.