Résumé de l'album : <p>Quand une fillette tente d'apprendre à un adulte les secrets du bonheur de vivre. Un conte onirique et poétique porté par un dessin remarquable.</p><p>Yulkukany, l'île aux baleiniers. Un morceau de terre battu par les embruns, majoritairement occupé par une nature sauvage et grandiose, et ponctué de masures éparses habitées par des autochtones taciturnes et méfiants. Car nombreux sont les marins que la mer n’a pas rendus à leurs foyers… Milander Dean, géologue,débarque à Yulkukany en mission de recherche. Mais Dean cherche aussi et surtout un havre de tranquillité pour passer le temps. Seul. Un temps devenu abominablement long depuis la perte d'être chers. Un temps dont il n'a finalement plus que faire… Elianor, native de l’île, est au contraire la joie de vie incarnée. Une petite fille rêveuse, sensible, adorable comme tout, à l’imagination vive et sans limites, à la bonne humeur contagieuse. Si ce n'est que pour Dean la bonne humeur est justement une maladie. Et qu'il n'a pas l'intention de se laisser contaminer…</p><p> </p><p>À mi-chemin des récits maritimes chers à Stevenson et de la fantasy animiste de Miyazaki, Enrique Fernandez construit un face-à-face superbe et déconcertant entre un adulte revenu de tout et une fillette à la confiance intacte en la vie. Nanti d’un graphisme de toute beauté, L’île sans sourire est une fable sensible et enchanteresse qui se double d’une étonnante et magnifique réflexion sur le bonheur et l'art de le conserver au chaud de son coeur. Une oeuvre appelée à faire date.</p>
Un album d'une poésie sans nom! Des personnages plein d'énergie et de vie (il faut voir la petite Elie dans ses délires émerveillés!) Un graphisme et des couleurs qui dès que vous l'avez commencé, vous donnent l'envie de le lire jusqu'au bout. Une très grande réussite!
Au départ je suis pas forcement très client de ce type de graphisme mais comme j'avais été convaincu par la préview j'ai sauté le pas. Au final j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de cette histoire. Les deux personnages principaux sont vraiment attachants. Tous les deux vivent de façons très différentes un vécu douloureux. Leur opposition est graphiquement bien menée (je suis un peu moins convaincu par les dialogues). J'ai particulièrement aimé le travail du dessinateur sur les expressions de visage. Celui d'Elianor en bas de la page 11 m'a ainsi fait hurler de rire !