Info édition : Pas de DL mais D/2009/0089/33
ISSN 0774-5702
Maquette de Philippe Ghielmeti
Résumé de la série : Caroline du Sud, à l'aube du XVIIIe siècle. Une plantation en feu, une fille de bonne famille fugueuse, un jeune aventurier qui rêve de trésor, un équipage de sales trognes assoiffées de rhum et de sang, des plages de sable fin, des cocotiers nourriciers, des requins affamés, tels sont quelques-uns des ingrédients de la cuisine du diable concoctée par le père et le fils. Avec cerise sur le gâteau infernal : la figure emblématique d'un pirate digne de Stevenson, le terrifiant Murdoch - clairement inspiré d'Edward Teach alias Barbe Noire.
Comme le premier tome, je suis sous le charme. Hermann est au top réellement ici. Quelles couleurs!!!!!!!!!! On continue sur la fin fantastique du tome 1 et même s'il n'y a pas révolution dans ce dyptique, c'est suffisamment bien fait, fluide, avec des personnages bien campés et un dessins sublime, pour emporter l'adhésion.
Ce second opus est de la veine du précédent pour ce qui concerne la mise en image, du très bon Hermann. Mais l'histoire est trop délirante avec des rebondissements incessants totalement incroyables et avec trop de personnages multiples et interchangeables pour qu'on s'attache. Cela reste un superbe objet à savourer comme une œuvre d'art en regrettant que le scénario ne soit pas un peu plus dépouillé.
Cette suite est pour ma part tout aussi réussi que la première partie.
Il faut dire que c'est toujours un plaisir de retrouver Hermann au dessin.
L'histoire est spéciale, mais je l'ai bien aimé.
Le dessin est impeccable, comme d'habitude avec Hermann, mais le scénario n'est pas à la hauteur, trop convenu, et de plus truffé de quelques invraissemblances : qu'est-ce qui justifie la résurrection de Lord Somerset, disparu sous les décombres de sa plantation ? Pourquoi le héros a-t-il perdu sa jambe de bois à la fin du récit ? Une histoire aux relents fantastiques n'autorise tout de même pas n'importe quel écart au niveau du scénario... Bref, une demi-déception.
Ce diptyque est a en pleurer, oui le dessin d'Hermann est superbe, les ambiances inoubliables, etc... Mais le scénario est nul, cela part dans tout les sens, il n'y a aucun véritable fil conducteur, les personnages sont pas attachants pour deux sous.
Pour moi cet album est à éviter, sauf si on veut se faire plaisir et admirer les chef d'œuvres de Hermann Sénior.
Info édition : Cet ouvrage bénéficie d'un tirage de tête numéroté de 1 à 666 exemplaires. Il est enrichi d'une planche inédite d'Hermann et d'Yves H. imprimé sur Modigliani 260 g.