Info édition : Noté ''Première édition'' (page 2).
Pas d'AI (mention : D/2008/0086/489)
Création des personnages :
Marini + Reculé
Couleurs :
Renaud Angles
Supervision des couleurs :
Bertrand Denoulet
Couverture :
Ravon + Griffo
Conception graphique :
Philippe Ravon
Résumé de la série : Dans quelques heures, une attaque chimique sur le sol américain plongera le pays dans un cycle infernal. Annulation des élections présidentielles, révision de la constitution, restriction des libertés. Un seul homme est capable de déjouer cet attentat et d'enrayer ce cauchemar : Jared Gail.
Petit problème : Jared tient un pistolet pointé sur sa tempe et est sur le point de mettre fin à ses jours !
Je sais que cela peut parétre idiot, mais je trouve cette fin de cycle très bien, certe le dessin de Reculé est loin d'etre aussi bien que se que je connais déjà, mais l'histoire est vraiment super, on est sans relache à se demander comment tout cela vas se terminer, d'autant plus que contrairement à se que je croyais au début, la suite sera sans doute différente.
En bref cette série, mem si elle est sortie très vite, je l'ai bien aimé et ne regrette rien.
Sans être un chef-d'oeuvre, ceci constitue quand même une excellente série : XIII nous a "baladé" pendant des années et des années pour un résultat pas bcp plus superbe que ce tome 6 !!! Alors...comme déjà dit, j'espère que s'il y a récidive, celle-ci sera meilleure : re-alors, cote pour encourager MAIS pour améliorer ! Surtout pour les dessins : le manque de temps ne flatte pas les dessinateurs successifs...
Et encore une p'tite chose : certains avis (on se demande lesquels... :-) ) devraient se régler sur le FORUM et pas ICI !! QUE FAIT LE MODERATEUR DE BDGest ???
Et cette remarque n'est pas pour cette seule série : les 2 mêmes se bagarrent sans jamais se citer...Quel courage messieurs ou mesdames Voltaire et Cachou...Pffft. !! Bon, ben, moi aussi je devrais "remarquer" sur le forum...Mea Culpa !
Pari réussi de sortir 6 tomes de ce thriller en 4 mois.
Dargaud s’est quand même donné les moyens avec une grosse équipe de spécialistes dans tous les domaines dont 5 dessinateurs à partir des personnages créés par Marini et Reculé … ce qui est un avantage pour aller vite … mais déstabilisant pour l’ambiance globale (le passage entre Griffo T4 et Koller T5 est brutal !) même s’ils ont fait un effort pour être cohérents. Quand on s’habitue à Griffo (T1 et 4), puis à Mounier (T2), c’est dur pour les autres !
L’intrigue se laisse lire comme on regarde 24H chrono dont on sent l’influence (héros contre terroristes et magouilles politiques sur fond d’élections) … sauf que Jack Bauer est remplacé par Jared Gail, un héros séduisant mais tourmenté er amoureux.
La ressemblance avec les séries US va jusqu’à un résumé (lassant à force quand on lit les 6T d’affilé !) de 5 à 6 planches au début de chaque tome qui forment ensemble … la saison 1.
Donc, saison 1 sympa dans l’ensemble avec une fin ouverte … pour une saison 2 ? … c’est que l’avenir de Jared et Scarlett nous intéresse !
Comme je l'avais pressenti dès le départ, cette approche de la BD lorgne très fortement vers le concept de la série télé. La preuve en est la notion de fin de saison qui est évoquée en lieu et place de fin de cycle. La BD 9ème art serait elle en train de perdre son âme au profit d'une pratique télévisuelle qui asservit les énergies ? Je ne le pense pas mais le danger est là ! Les éditeurs ont déjà réussi leur pari puisque outre le fait de vendre, leur feuilleton fait couler beaucoup d'encre, déjà 22 avis sur le site !!! Sur l'épisode en lui-même, lrien de nouveau si ce n'est que le récit s'emballe pour génèrer de l'action et des bons sentiments. Aucune approche de fond mais des combats à coups de flingues qui ne résolvent rien et débouchent sur une menace latente double, il y aura une suite à cette saison et les méchants vont revenir encore plus fort et plus méchants. Dans ce programme de type télé, à quand la pub au milieu ?
Le boeuf en daude est un plat roboratif qui ne se fait plus guère; mais la daube dans la BD est un genre qui fleurit. A ce titre là, Empire USA peut en revendiquer fièrement le sceptre. C'est en effet l'archétype de la bonne idée de base, conduite par un aéropage de professionnels et qui aboutit sinon à un ratage complet au moins à une gadoue informe avec par ci, par là, quelques éclairs susceptibles de donner le change.
Comme tout bon produit marketing (ce qui est d'ailleurs faux car l'art marketing est justement de ne pas se faire remarquer), l'album se termine par un cliffhanger qui nous invite à une saison 2. Je n'invente rien puisque c'est bien le terme de "saison" qui est employé. Je sais bien qu'après l'hiver vient le printemps et que la prochaine "saison" devrait en conséquence être meilleure. Mais comme on part de très loin, elle se fera sans moi.