Info édition : Dossier (8 pages) en fin d'album
Noté tome 1 du cycle 2 chez l'éditeur
Résumé de la série : Avant-propos de l'auteur
"Un vieil adage dit de l’histoire qu’elle se répète. Il me semble que ce sont les atrocités et les erreurs que les hommes s’évertuent à reproduire avec force et conviction. Le XXe siècle ne se termine-t-il pas comme il avait commencé : par un génocide, un de plus, un de trop ! Déjà au Moyen Age Tawhidi, un penseur arabe, en arrivait à une bien funeste conclusion : « l’homme est devenu un problème pour l’homme… ». La solution finale, paradigme paroxystique de la barbarie humaine avec son lot de morts et de désolation, doit sans cesse être rappelée pour que la mémoire demeure et combattre ainsi ceux qui nient ce qui s’est passé.
Sir Arthur Benton, récit d’espionnage qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale se présente sous forme de bande dessinée. Ce genre plus mature aujourd’hui peut transmettre au plus grand nombre l’envie de (re)plonger dans notre passé. Les arcanes de l’histoire nous permettent en tant qu’auteurs de développer un drame dans lequel des personnages fictifs côtoient de véritables protagonistes. Tant que les archives des services secrets resteront inaccessibles, la guerre de l’ombre demeurera méconnue. Avec le dessinateur Stéphane Perger, j’ai donc choisi d’inventer un duel entre deux fortes personnalités, avec comme toile de fond la seconde guerre mondiale et la montée en puissance comme la chute de l’idéologie nazie. Les ennemis de la démocratie existent dans tous les pays et partagent la même haine envers les principes fondateurs de notre République : Liberté, égalité, fraternité.
C’est pourquoi je dédie cet album aux résistants, anciens déportés et combattants de la liberté que j’ai rencontrés à l’âge de 14 ans lorsque je réalisais avec des camarades de classe un documentaire sur les rescapés des camps de concentration. Mes pensées vont vers eux.
Merci."
En fait rien n'est jamais fini, l'homme prédateur bien connu se prélasse dans la violence. Après une guerre meurtirère qui vient de s'achever commence la guerre de l'ombre dite "guerre froide" où deux idéologies se combattent pour mettre la main sur le monde. Nous retrouvons les protagonistes du premier cycle croqués ici par Vincent POMPETTI. Les dessins sont de ce fait moins tranchés, les personnages ont des contours flous un peu à l'image des points de repères qui disparaissent dans ce nouveau conflit où l'on n'hésite pas à faire appel à d'anciens SS pour lutter contre les communises alors que ces derniers réouvrent des camps de concentration afin de "dénazifier"... Sombre, très sombre !
Après le tour de force des 3 premiers volumes, il était tentant de faire une "suite". Sauf que cette suite, si elle est un bon coup marketing, n'est pas à la hauteur -pour l'instant- des volets précédents.
Si Vincent Pompetti poursuit le style de Stéphane Perger, il y a quand même un coup de moins bien sur les personnages historiques (Churchill, De Gaulle). Et pour ce qui est du choix des couleurs, c'est parfois assez loupé.Cela étant certaines planches sont purement et simplement magnifiques de majesté (je pense particulièrement à la double page 16/17).
J'ai en revanche trouvé l'histoire un peu plus décousue que dans le premier cycle. Mais méfions nous car Tarek a plus d'un tour dans son sac et c'est sans doute pour mieux rebondir !