Info édition : Noté "Première édition" (page 104).
Avec jaquette.
Préface de Carlos Trillo.
Traduction : Stéphanie Coquaz.
Lettrage : Julie.
Résumé de l'album : Au coeur d'une Argentine (presque) démocratique, Elvio Guastavino, petit fonctionnaire insignifiant, vit avec sa vieille mère qu'il néglige. Son quotidien des plus ternes ne connaît que de rares éclaircies : ces moments privilégiés où Elvio fantasme sur la belle poupée, Luisita, dans la devanture de la boutique de Monsieur Aaron. Cette poupée, source de tous les désirs, de toutes les excitations, renvoie Elvio à son adolescence, quand il voyait son père... torturer une inconnue !
Une bonne dénonciation des individus qui composent une dictature militaire telle
que celle qui a sévi en Argentine à l'aube des années 80. La préface est utile et
s'avère indispensable pour aider le lecteur à se rappeler et éclairer à la
compréhension du récit qui suit, à la noirceur extrême et d'un humour que l'on
peut qualifier de glauque. Les exactions du personnage principal inspirent
principalement du dégoût, sauf de la pitié. Il ne possède en lui-même pas une
parcelle d'humanité. Rien de récupérable chez lui, pas une circonstance
atténuante envisageable. La vérité sort de la bouche d'un enfant souvent, qui
intuitivement et sûrement qualifie celui-ci de "sac à merde" lors d'un échange
verbal. En tous les cas, un vaccin contre tous les fascismes...