Résumé de la série : Sayo, condamnée à la prison à vie, pour avoir tué l'assassin de son mari et de son fils, ne vit plus que pour une chose : donner naissance à l'instrument de sa vengeance. Elle décède malheureusement en couches en donnant le jour à une fille, Yuki, qui, suivant sa destinée, deviendra la redoutable Lady Snowblood, aux charmes aussi affûtés que le sabre !
Koike et Kamimura ont donc décidé d'offrir une seconde vie à leur personnage mythique de Lady Snowblood, après que sa vengeance ait été consommée et que le mot fin soit venu s'inscrire. Mais, en narrant sa réinsertion dans le siècle, ils font le choix de donner à son destin une perspective politique, en la transformant en défenseur (euh, -seuse ?) du socialisme naissant, traqué par l'impérialisme militaire qui allait mener le Japon à la catastrophe que l'on sait. Si l'on ajoute l'assimilation - farfelue pour nous, Occidentaux - de la gymnastique suédoise (!) à la lutte idéologique (il s'agit de libérer les corps des Japonais(es) autant que leurs esprits...), on a quand même un peu de mal à suivre nos auteurs sur ce terrain, d'autant que la perspective historique ne semble pas se doubler d'une pertinence particulière. Lady Snowblood, devenue pratiquement un super héros invincible (les balles d'un peloton de soldats ne l'atteignent pas...), a finalement effectué une métamorphose assez décevante.