Résumé de la série : Ouya Pavlé, nouvelle figure mythologique serbe, raconte quelques pages sombres de la tumultueuse histoire des Balkans. Cette histoire, comme tant d'autres, s'est forgée dans le sang des batailles, qui ont opposé pendant des siècles l'orthodoxe Serbie et l'empire Ottoman. Ouya Pavlé raconte sa vérité, une vérité portée par une violence absurde, tellement humaine, dans une région où rien ne semble simple. Après Zatopek, les années Mimoun, Marcel Couchaux adopte une approche très historique, mais son arme reste l'humour pour donner sa vision des Balkans et transmettre le souvenir de ses voyages dans la Yougoslavie de Tito des années 70.
Habitué des terrains à l'humour corrosif, Marcel Couchaux (alias Coucho) en profite pour inventer un personnage haut en couleurs : Ouya Pavlé, sorte d'Oncle Paul slave pétri de culture comme de certitudes.
Cet ouvrage fait suite à Zatopek, les années Mimoun.
Zatopek, m'avait scotché et je me suis empressé de lire la suite (???). J'ai pris une baffe. Ouya Pavlé nous raconte l'histoire de l'ex Yougoslavie. On ne sait pas d'où il vient ni qui il est. Sans doute l'incarnation de l'hiver et assurément celle de cette nation. Coucho ne quitte pas le terrain de l'humour pour nous raconter le pire. La violence et la mort ne sont pas très éloignées. Pavlé les raconte et les fuit, se réfugiant dans des contes de plus en plus hallucinés. Une bataille médiévale impose le sujet, confrontation entre l'Orient et l'Occident. Récit du pont sur la Drina en hommage à un prix nobel de littérature, puis logiquement guerre de 14-18 suivi de la période Tito. Enfin arrivée "des chiens de guerre" et mort de la Yougoslavie. Ouya pavlé ne fera pas l'objet de tomes suivants, il vieilli et s'éteint avec son pays. C'est triste et drôle. une sorte d'ovni qui mérite absolument d'être lu.