Résumé de la série : Été 1940, Zurich.
Richard Stoltz est un aviateur au bord de la faillite, la "Drôle de Guerre" ayant mis fin à sa petite entreprise de transport. Jusqu’à ce que son ami Tessen lui propose d'organiser un pont aérien entre Stuttgart et Zurich pour aider les officiers allemands à déposer discrètement en banque leurs trésors de guerre.
Même si cela lui semble éthiquement inacceptable, Richard finit par accepter, car une autre idée germe dans sa tête
L'intérêt de ce premier volume tient dans son sujet : en 1940 un aviateur suisse aide des enfants juifs allemands à franchir la frontière avec son avion personnel.
Avec un pré requis pareil je m'attends à une histoire humaine forte. Hélas, je reste un peu frustré, parce qu'elle n'est pas au rendez vous. Tous les ingrédients sont pourtant là dans le scénario ; mais la "mise en dessin", le découpage des scènes et donc le rythme ne sont pas à la hauteur. Un vol de nuit qui tourne mal aurait peut être demandé plus de cases, un "les enfants ont eu très peur" aurait demandé des gros plans plutôt qu'un texte...
Côté dessin, je ne suis pas super fan. Les expressions de visage sont très souvent inspirées des sériesTV animées japonnaises. Les gamins ressemblent à des gnomes diformes et les allemands aux méchants dans Yu Gi Yo. Trop caricaturaux pour être crédibles. Comment avoir peur pour le héros ou pour les enfants ? Que penser du jeune pilote allemand qui se sacrifie, si ce n'est que ses dialogues sont très cliché...
Tout ça fait qu'on survole (c'est le cas de le dire) ce premier volume sans jamais vraiment s'identifier aux personnages, alors que je le répète l'histoire est bien là. Espérons un 2ème opus plus travaillé.