Info édition : L'album s'accompagne d'un dossier de 16 pages en fin d'album consacré à la question nord-irlandaise
Résumé de la série : À l’occasion d’un voyage linguistique à Belfast, deux jeunes bretons, Nicolas et Chris, découvrent la dure réalité du conflit Nord Irlandais.
Le voyage est long pour les apprentis polyglottes et l’arrivée en Ulster les surprend. Pluie, grisaille, douaniers nerveux, pluie, militaires, barrages, pluie…
Autre déconvenue : nos deux amis n’habiteront pas sous le même toit, Nicolas restera dans une famille ouvrière catholique alors que Chris doit se rendre chez une famille protestante nettement plus aisée.
Chris se sent peu d’affinités avec eux. Trop gentils pour être honnêtes.
Mais pour les deux jeunes gens, la découverte de l’Irlande passera également par la découverte des filles…
Un dossier de 16 pages complète ce récit avec la participation d'historiens spécialistes de l'Irlande du nord, mais aussi de différents acteurs du récit et du conflit.
L'adolescence est le temps des découvertes, des remises en question et de la prise d'indépendance. Les deux copains de "Coupures Irlandaises" n'y échappent pas. Sauf que pour eux, plongés dans l'Irlande du Nord des années 80, en plein affrontement entre irlandais et anglais, les découvertes ont parfois des goûts de peur et d'amertume.
Le dessin original porte avec ses belles couleurs l'histoire humain de jeunes gens dont l'innocence est radicalement opposée à la dureté du quotidien.
Une belle BD semi-autobiographique remplie d'émotions, entre joie et angoisse au sein d'un pays qui fascine l'auteur depuis toujours. A lire et à offrir.
Ça démarre piano avec récit banal de la vie d'adolescent qui partent en voyage linguistique "à nous les petites anglaises" et j'ai un peu de mal avec les dessins qui me font un peu penser à ceux de Gibrat à ses débuts.
Mais le récit progresse crescendo surtout avec l'arrivée en Irlande et la découverte de cette oppression anglaise et on finit par être pris dans le récit et du coup les dessins passent très bien. Et puis ce coup de poing final, est-ce trop ?
D'un côté je regrette que ce récit ne soit pas uniquement réel car la force du réel est suffisante, d'un autre c'est très fort et on est très soulagé (et presque déçu, le gout du sang :oops: ) que ce soit de la fiction, et ça participe à l'émotion que procure cette histoire.
Et le complément est très intéressant.
Bref au final une nouvelle bd indispensable scénarisée par Kris