Résumé de la série : Bretagne, fin des années 80.
Pour Chris, jeune ado, la vie tourne autour de quelques points forts : le ping-pong, les copains, les filles.
Chris sympathise avec un autre jeune homme, Éric dit Rico. Au départ, il y a des petites moqueries, car Rico prépare un CAP couture. Au fur et à mesure de leur relation, l’insouciance fait place à la gravité. Et quand nous retrouvons Rico dix ans plus tard, il vit dans un foyer, visiblement pauvre et malheureux. Que s’est-il passé entre temps ?
Comment naît, grandit et évolue une amitié ?
Kris et Eric T. nous raconte ici leur propre histoire avec une humanité que Kris a l'habitude de manier avec une grande habileté.
Les dessins amènent parfois à mal distinguer les personnages mais les couleurs permettent de pallier à ces doutes et la lecture est favorisée par un style simple sans être simpliste.
"Les Ensembles Contraires" fait partie de ces BD qu'on n'oublie pas une fois fermées mais qui nous suivent pendant longtemps. Car même si c'est LEUR vie qui est racontée là, il y a un peu de nous aussi. Nous sommes tous quelque part un Kris avec un meilleur pote Eric T.
Il faut prendre le temps pour rentrer dans l'ambiance de ce récit car l'abord des dessins de Nicoby n'est pas évident au départ, c'est pas franchement mon style préféré, et les premiers chapitres un peu anodins demandent de s'accrocher, mais l'émotion gagne peu à peu jusqu'au coup de poing final qui fait que l'on attend la suite avec fébrilité.
On retrouve avec plaisir le talent de conteur de Kris et son humanité. A recommander donc mais en faisant attention d'en entamer la lecture à une période où on est disponible et pas trop stressé pour se laisser saisir par l'émotion.