Résumé de la série : ''Même avec la meilleure volonté du monde, j'aurais du mal à expliquer ce qu'est cité 14... Alors je vais vous expliquer ce que cité 14 n'est pas. - Tout d'abord, Cité 14 ce n'est pas cher... 1€ c'est rien du tout. - Ensuite, Cité 14 ce n'est pas long à venir... 1 mois ça passe trop vite. - Cité 14, ce n'est pas tout à fait un manga... mais ça en aura le format. - Cité 14, ce n'est pas tout à fait du comics... mais il y aura des super-héros. - Cité 14, ce n'est plus vraiment du franco-belge... même si romuald et moi habitons en Normandie. - Cité 14, ce n'est pas un feuilleton télé puisque c'est du papier... mais ça fonctionne en saison annuelle de 12 épisodes. Des épisodes qu'on peut lire séparément...mais le mieux c'est quand même de tous les acheter. - Cité 14, ce n'est pas une seule hisyoire, c'est une multitudes d'histoire qui courent en même temps dans un univers insolite qu'on découvre petit à petit. - Cité 14, ce n'est pas un jetable, même si ça lorgne du coté des petits formats d'antan... Il y a même un coffret prevu pour ranger tout les épisodes à la fin de la saison. - Cité 14, ce n'est pas non plus un collector... mais n'attendez pas un éventuel recueil pour l'acheter... Il n'y aura pas de recueil (juste un joli coffret, mais ça je l'ai déja dit). - Cité 14, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais ce n'est pas dénué d'ambition. Et l'ambition qui anime Cité 14, c'est la même que celle qui anime la rondelle de saucisson au moment de l'apéro ou l'éclair au chocolat dans la devanture du patissier. Sur ce, bonne lecture Pierre Gabus.
On a envie d'applaudir le concept de "Cité 14" (la publication mensuelle d'un livret d'une vingtaine de pages pour 1 Euro, la production de chaque année étant réunie en une "saison"), mais force est d'avouer d'une bonne idée de marketing plutôt que d'un défi "formel" : lire les douze livrets à la suite s'apparente tout-à-fait à la lecture d'un récit classique et on ne sent pas vraiment ce que le concept a pu apporter à la construction du récit... Finalement, ce qui "feuilletonne" le mieux dans "Cité 14", c'est l'aspect littéralement foisonnant des personnages et des situations, très proche, là oui, de ce à quoi la télévision américaine nous a habitué depuis une dizaine d'année (... D'où bien entendu le choix d'intituler ce premier volume "Saison 1" !). Sur ce point, force est de tirer son chapeau à Pierre Gabus, qui a su inventer un monde vraiment original (mélange d'humains, d'animaux et d'extra-terrestres), à la fois rétro (le New York du début du XXe siècle) et futuriste, tout-à-fait décalé et pourtant superbement familier (idée brillante de toujours ramener, derrière l'action débridée, les problèmes sentimentaux des personnages !), et qui a surtout réussi à nouer et dénouer tous les fils de sa fiction avec habileté, sans que pourtant son univers perde en profondeur et en mystère. Dommage finalement que le dessin, soigné mais peu enthousiasmant, tire le récit vers le bas : on peut aimer le côté cheap du Noir & Blanc et de l'impression (pour 1 Euro !), mais la force de la narration aurait mérité un plus beau support.