Résumé de la série : Trois univers parallèles. Trois séries de trois tomes achevées par un dixième album. La nouvelle grande saga de Corbeyran.
Zack Kosinski est un prescient, capable de voir d'autres réalités par-delà la nôtre, capable de vivre sur d'autres “Terre”, parfaitement similaires à la nôtre, mais qui ont parfois évolué de manière subtilement différente... New Harlem : tous les postes-clés de la société sont aux mains des Afro-Américains du Black Order, descendants des Black Panthers. Les Blancs, eux, survivent dans des ghettos crasseux où la brutalité et la misère font loi. Certains parviennent toutefois à prendre l'ascenseur social, pour peu qu'ils aient un don spécial intéressant les hauts responsables noirs, comme les prescients par exemple, très appréciés pour leur capacité à anticiper les soubresauts du onde politique et économique. C'est ainsi que le petit Zack va se trouver tiré du misérable cocon familial contre une importante somme d'argent. Et devenir un des conseillers les plus influents qui soient. Mais à trop prédire leur avenir aux autres on ublie peut-être de se pencher sur le sien... Et Zack va rapidement découvrir que son pouvoir n'intéresse pas seulement les noirs. Mais aussi la Fraternité blanche, une dangereuse organisation terroriste qui va organiser son enlèvement...
(source site Glénat)
Corbeyran avec sa série (U)Chronies a l'ambition de nous dresser trois mondes, également injustes, également odieux. A priori le nôtre et deux autres fantasmés : l'un sous la tutelle orientale même si l'on pense beaucoup à islamique, bien que ce mot ne soit jamais cité dans l'album New Byzance, le deuxième dans un monde américain où les noirs ont pris la place des blancs et ceux-ci vivent dans des ghettos.
Le propos est évidemment allégorique et politique et tien à (dé)montrer l'oppression volontaire ou involontaire qu'un pouvoir fort impose à ses minorités.
L'intérêt de l'album réside dans ses résonnances avec New Byzance, puis certainement par la suite avec New York. C'est un fin et astucieux scénario aux multiples ouvertures que nous tricote Corbeyran.
Mais au delà de cela, ce qui est déjà énorme, il nous offre dans cet album une splendide histoire de suspense avec au final un homme qui va partir à la recherche de sa vérité/identité.
Cette deuxième histoire, nous plonge dans la ville de New Harlem, au coeur de la civilisation "noire".
On revoit Zack, mais son enfance, et son parcout pour devenir un prescient.
Se deuxième album nous parle à nouveau du complexe Utopia, et l'on voit toujours des personnages du premier album, maéis dans différents moments .
Bonne histoire que cette uchronie de Harlem où les noirs tiennent le haut du pavé mais savent utiliser les talents des blancs à leur profit. La vie de ce prescient riche et comblé mais à bout de course qui va retrouver ses origines et quitter son petit monde douillet pour affronter son histoire et celle de l'humanité est passionnante.
Du coup les dessins passent au second plan car nous sommes happés par le suspens et nous attendons la suite avec impatience.
Je rejoins un peu l'avis de "lefanfois" , le graphisme est loin d'etre excelent mais le scénario est riche et profond , l'histoire rejoint un peu celle de new byzance , on retrouve Zack Kosinski enfant puis adulte et aussi ce complexe d'immeuble "Utopia" . Il y a des choses similaire ( utopia et zack ) mais aussi des choses différentes comme la lutte entre "les blanc" et "les noirs" et cette guerre n'etait pas présente dans new byzance ce qui endurci le lecteur.
Le tome 2 est à attendre comme celui de new byzance !!!
L'intrigue est sympathique et même si l'histoire peut se lire indépendamment de New Byzance, des similitudes ressortent, nous laissant un certain suspens. Une BD très agréable mais qui a un gros défaut ! Le graphisme ! Certaines planches sont impeccable mais bien trop souvent les visages sont complètement loupés ! il suffit de regarder la dernière case de l'album !!! Quel dommage, car ça gâche tout !
Pas franchement convaincu par ce volume. Peut être que ce jugement mériterait d'être pondéré par la lecture des autres "Uchronies", mais en commencer par "New Harlem" ne se révèle pas inoubliable.
Le scénario est assez conventionnel et parfois pénible (assez de ces scènes de sexe sans aucun intérêt dans l'histoire, psychologie somme toute primaire des personnages). Le dessin quant a lui, manque de personnalité et reste au mieux, fade. Dommage, l'idée de l'uchronie est une bonne base de départ.