Résumé de la série : Une comédie romantique dans la droite ligne de Clerks et Buffy, deux séries télé mythiques chez les ados/jeunes adultes, avec en vedette le plus sympathique loser de l'histoire des vampires !
Quand on est végétarien, le pire en devenant un vampire, ce n'est pas d'avoir à se nourrir de sang, c'est de savoir que c'est pour l'éternité ! C'est ce que se dit Dave, devenu vampire à Los Angeles, et contraint pour payer son loyer de devenir l'employé de son maître. Il travaille donc dans un magasin pour vampires, en assurant le tour de nuit. Sa vie éternelle va changer quand il tombe amoureux d'une jolie mortelle gothique...
Le mélange des genres est certainement la tendance actuelle la plus féconde, et la jeune BD US, l'une des plus créatives sur la planète actuellement, nous ravit une fois encore avec ce "Life Sucks" (joli titre original, mais jeu de mot intraduisible) : à partir du principe établi par "Buffy" - plusieurs fois cité ici -, intégrer et rénover le genre "histoires de vampires" dans le soap adolescent, Abel et Soria poussent la logique un cran plus loin. Il s'agit ici de décrire la vie quotidienne du vampire moyen dans le L.A. actuel, et les conflits souvent cocasses, parfois déchirants entre le mode de vie forcément marginal d'un non-mort et ses aspirations les plus triviales : travailler pour payer son loyer, séduire la jeune fille qui passe tous les soirs au magasin où il travaille. "Ouvert la nuit" (bon, pas si mal, le titre français...) adopte logiquement la forme standard du feuilleton TV - jusqu'à ces nombreuses cases, où les personnages, cadrés en plan américain, parlent, parlent - et fait naître peu à peu un sentiment de familiarité, de compassion même, aussi singulier qu'excitant. Signalons aussi le beau dessin, simple et très lisible, de Warren Pleece, tout au service d'une narration élégante.
On a affaire à un gros bonbon ici. Pas trop juteux, pas trop sucré. Juste correct
pour faire passer un bon moment sans plus.
Ouvert la nuit ne passera pas aux annales, c'est une certitude. Sauf qu'on y passe
un bon moment. Avec toutes les histoires de vampires qui courrent les rues de ce
temps-ci, une de plus ou de moins ne fera pas la différence.
Un peu comme manger du Mcdonald's. Sur le coup, c'est bon, deux heures après
on a oublié.