Résumé de la série : Fascination de l'Empire. Exubérance militaire de la France qui était grande...
Quel est le jeune homme de seize ans qui n'eut été absorbé par cette mise en scène chatoyante aux allures triomphantes. Udo est irrésistiblement attiré par cette force émotionnelle. Il ne ressentira même pas les inévitables soumissions qui vont lui être imposées. Les rations insuffisantes pour combler un investissement d'efforts à la limite du possible. Il ne ressentira que beaucoup plus tard l'écrasant fardeau de son engagement. Il connaîtra l'angoisse des temps morts, l'inconfort, l'inévitable terreur qui submerge les gloires passagères. La peur à l'état brut ... une démonstration de l'effort gratuit ...
Si le graphisme est classique et correct, l'histoire reste faible, nous navigons de batailles en batailles au gré des coalitions sans explication sans lien le tout imbibé d'une dénonciation plus ou moins réussie des horreurs de la guerre. Une certaine monotonie des dessins s'installent au cours de la lecture.Le héros est un naïf (trop?) bavarois qui véhiculent des idées anachroniques à la fin de l'ouvrage.En effet, l'auteur a priori fervent partisan de l'Europe, prête aux héros des idées contemporaines qui étaitent loin des préocupations du peuple bavarois à l'époque de Napoléon I. Cela frise le contre-sens historique puisque c'est l'époque où se forge efficacement le sentiment des differents nations européennes et il n'est nullement question de fédérer les peuples européens dans un même cosmos. Cette idée germera dans les pensées de quelques rarissimes intellectuels au milieu du siècle.
L'histoire manque de rythme, l'idée d'une liaison amoureuse avec la jeune berlinoise est mal exploitée. Un album décevant même si les premières pages commençaient bien.