Résumé de la série : Sayo, condamnée à la prison à vie, pour avoir tué l'assassin de son mari et de son fils, ne vit plus que pour une chose : donner naissance à l'instrument de sa vengeance. Elle décède malheureusement en couches en donnant le jour à une fille, Yuki, qui, suivant sa destinée, deviendra la redoutable Lady Snowblood, aux charmes aussi affûtés que le sabre !
Dans sa seconde partie, la saga de la vengeance de Lady Snowblood s'élève au-dessus du systématisme de ses premiers épisodes (le cycle contrat-infiltration-manipulation-massacre) et semble partir sur des chemins de traverse qui nous réservent de sublimes moments de contemplation... et d'érotisme, puisque le schéma domination - viol est enfin dépassé, grâce, il faut l'avouer, à l'amour lesbien : est-ce dire que le phallus est la seule source du mal ? Sans doute... "Lady Snowblood" finit donc par nous bouleverser durablement, en particulier lors de la belle mise en abyme du récit effectuée via le personnage truculent de l'écrivain-escroc, enfin digne figure paternelle, et se conclut magnifiquement avec un épilogue qui sacrifie à la douceur sans tomber dans le moralisme à l'occidentale : la vengeance ne saurait souffrir d'exception, le pardon n'a pas sa place dans le monde, mais au moins la vie - une petite-fille qui a appris à mentir à son père - continue...