Résumé de la série : Dépossédé du domaine familial par des cousins sans scrupules, Arthur Même n'en a conservé, après moulte procès, que les murs. Et c'est sur ces murs qu'il règne, en maître des clés, qui ouvrent et ferment toutes les portes et les grilles. Depuis cette position stratégique, il espère reconquérir, en payant à grand frais un célèbre avocat, la totalité de ses terrains.
Surréaliste et sarcastique, la vie de Même, perché sur son mur, n'est pas de tout repos, surtout lorsqu'il doit échapper aux pièges et traquenards que lui tendent ses ennemis...
Un homme vit sur une île mais ne possède que les murs qui parcourent cette dernière, les terres appartenant aux autres familles! S'il descent du mur, les chiens le mangent et, sans lui et ses clefs, les autres iliens ne peuvent circuler sur l'île. Une interdépendance malsaine est donc installée sur ce petit territoire et donne lieu à des situations étranges et parfois dérangeantes. Un scénario en béton et des dessins parfaits de Tardi font de cette BD un véritable bijou. On peut même l'imaginer en pièce de théatre ou en film tellement c'est bon. A lire absolument!
Ce grand classique de Forest et Tardi m'a laissé un goût amer...
Tout commence très bien : j'aime beaucoup Tardi et le scénario se présente comme étant particulièrement original.
Le monde farfelu mis en place, les personnages tous aussi dingues les uns que les autres : ça démarre sur les chapeaux de roue et j'aime !
Par contre, au bout d'un moment le scénario prend une direction qui me plaît moins (intervention du président de la république), il y a quelques longueurs et la fin est un peu trop floue pour moi...
Du coup, je reste sur une impression moyenne...
Je suis un inconditionnel de Tardi et reconnait beaucoup de talent à Forest.
Pas simplement pour sa Barbarella qui a, certes, un intérêt historique mais qui n'est pas à mon sens l'alpha et l'oméga de la BD érotique. Son Leonid Beaudragon est complètement déjanté et fait penser à de l'Helzapoppin.
Nous avons ici aussi de nombreuses trouvailles, à commencer par le titre puisque dans ce cas Même est un nom propre. Forest et Tardi nous convient donc à une balade poétique et fantastique. Mais ce qui aurait été plaisant avec un sourire au coin de l'oeil est ici inexistant car nos auteurs se prennent au sérieux. Et à mon sens cela fout tout par terre !