Résumé de la série : Par mégarde, Herbert le canard, sous-fifre au service du Gardien du donjon, a provoqué la mort d'un barbare que son maître destinait à une périlleuse mission. Ni vu ni connu, le volatile endosse les habits (un peu larges) du défunt, et le voici lancé, en compagnie d'un saurien grognon, sur des routes qui regorgent d'aventures. Un peu trop, même, à son goût.
Merci aux auteurs et merci à Boulet ! Bien que les dessins ne sont, à priori, pas le point fort de la série, je me suis surpris à apprécier + longuement certaines planches que j'ai trouvé vraiment magnifiques et inventives. Boulet a alterné son découpage avec des grandes cases, des petites, des allongées, bref, pas mal de diversité ! Certaines cases étaient tellement originales que j'ai même pensé à l'esprit "nef des fous" ! C'est dire... Sinon pour moi, ce tome est tout simplement l'un des tout meilleurs de la série Donjon (et pas seulement Zenith). C'est bon d'avoir une histoire qui suit la précédente, ce qui n'était pas le cas de pas mal de tomes récents de cette série. Sinon, les scènes d'action sont omniprésentes et parfois complétement loufdingue ! Les séquences sur les toits et dans la forêt sont désormais des scènes d'antologies avec la clé un tong deum de Marvin à découvrir de toute urgence ! La couverture est une des plus réussies. Une intrigue à la hauteur. Du bon humour bien placé et pas trop débordant. La cerise sur le gâteau étant la découverte de nouveaux personnages. Pour certains, il y a d'évidentes liaisons avec à la vie passé d'Herbet, ce qui donnera probablement lieu à pas mal de "sous niveaux" très interressants.
J'ai quand même l'impression que Sfar et Trondheim soigne particulièrement la série Zenith. "Un mariage à part" était à mon goût un peu en dessous des autres Zenith. Là, avec "Un retour en fanfare" on revient à de l'excellentissime Donjon. Un vrai bonheur ! Ce tome est à lire avec les derniers Donjon sortis (Le Grand Animateur - Monster et Le Grimoire de l'Inventeur également dans la série Monster), centrés sur l'histoire de Vaucanson, ses automates, ses grandes figures, le tout forcément lié au destin de herbert !
L'histoire est la suite immédiate de "Un mariage à part" et c'est, comme cela à déjà été dit, très agréable.
Le dessin de Boulet est bien, en tous cas moi je m'y habitue très bien, mais surtout l'histoire est assez génial et très cohérente. Quleques passages sont rééllement génial et/ou hilarant ! Les deux Tong Deum de Marvin sont d'ores et déjà "mythique".
Dessiné de main de maître par Boulet, la branche Zénith - peut-être s'agit-il même du tronc ? - de l'arbre "Donjon" reprend, grâce à ce "Retour en Fanfare" assez décoiffant sa place centrale au sein de la saga, en réussissant à intégrer dans son scénario suffisamment d'éléments apportés par les séries "Monsters" ou "Parade" pour satisfaire les plus épris de logique parmi ses fans. Si l'on peut regretter que l'humour des premiers tomes n'ait pas vraiment survécu à ce recentrage sur l'épopée (on n'est pas si loin ici de l'heroic fantasy la plus traditionnelle...), mais aussi qu'il y ait moins d'éclairs de folie ou de flottements poétiques que dans certaines digressions récentes autour de l'univers en permanente expansion du Donjon, force est de constater que ce nouveau tome impressionne par son inventivité et sa cohérence : sans doute temporairement égarés au sein de leur projet démentiel (et détournés vers d'autres tâches en parallèle), Trondheim et Sfar ont clairement ici repris la main sur leur fiction prolifèrante et leurs personnages éclatés. Et si la fin "à suivre" est forcément frustrante, on sort de ce 6ème tome (et 31ème volume du "Donjon" en 10 ans !) rassurés et ravis.