Résumé de la série : Didier Mosèle n’aurait jamais dû mettre le pied dans cette histoire. Il n’aurait jamais dû écouter la cassette envoyée par son ami Francis. Ou alors, il aurait dû suivre ses consignes à la lettre : ''Restez en dehors de toute cette macabre farce ! Brûlez l’enveloppe qui aura contenu cette bande.. Par notre serment, par notre initiation, ne suivez pas mon exemple''. Mais cet exemple, il l’a malheureusement suivi...
Tout a commencé lorsque Didier et Francis furent initiés le même jour à la franc-maçonnerie. Elevé au grade de Compagnon, à la Grande Loge de France, ils pénétrèrent dans un univers dont ils ne soupçonnaient pas les dangers.
Attachés au Ministère de la Culture, Didier Mosèle et son équipe sont spécialisés dans la restauration de parchemins anciens et sont appelés à collaborer avec des chercheurs israéliens pour reconstituer un nouveau rouleau de parchemin découvert à Qumran, datant de deux siècles avant la naissance du Christ. Ce manuscrit les entraînera à relire différ
Chaque album est dessiné par plusieurs dessinateurs.Toutes les couvertures sont signées par Juillard.
Ce quatrième album permet de faire le point sur ce qu’on a déjà lu et d’en apprendre plus sur les origines des Gardiens du Sang et de la fameuse loge première aux membres énigmatiques.
Les proches de Didier Mosèle disparaissent mystérieusement et l’enquête policière reste prenante. Seul petit hic au niveau du scénario est le manque d’initiative de Hertz et Mosèle afin de sauver le Testament du Fou lors de l’incendie (mais c’est peut-être au niveau du découpage que le bât blesse lors de cette scène).
Au niveau dessin, c’est un Patrick Jusseaume peu inspiré qui vient s’ajouter au trio de base (Wachs, Gine et Falque). André Juillard est le seul à vraiment fournir un dessin de qualité et nous livre la couverture comme à son habitude. A la colorisation on retrouve toujours le fils du scénariste.
Bref, le scénario reste excellent alors que le dessin a tendance à tirer la note de cet album vers le bas.
Le scénario est toujours de qualité même si il m'a un peu moins passionné que les précédent. J'ai l'impréssion que, malgrès l'action et les avancés dans l'histoire, cet album est plus lent, qu'il constitue une sorte de pose pour laisser au lecteur le temps de refaire un peut le point sur ce qu'il a appris. Pour le dessin rien à redire toujours aussi bon. Cet album même si je l'ai trouvé un peu moins passionnant que les précédent apporte une sorte de fraicheur à la série.
Convard reprend la technique des boucles de la Seine : on donne l'impression d'avancer mais en fait on ne progresse pas vraiment, on offre de nouveaux paysages en pensant enrichir la diversité (mais rien ne ressemble plus à un plateau crayeux qu'un autre plateau crayeux). Ce qui est sûr c'est que le temps passe.
Cette fois-ci nous avons droit à une diversion sous Napoléon III en 1864. Cela ne sert en rien l'histoire sinon de souligner que la menace est de toute éternité et fait quand même gagner quelques pages de plus.
Après tout chacun doit payer ses impôts, ses charges et son loyer. Il est simplement dommage qu'on nous fasse la ficelle à la taille d'une corde ou mieux encore d'un cable d'acier.