Résumé de la série : TANÂTOS, surnommé « Le fils de la mort » ou encore « L’homme aux mille visages », entre en scène en décembre 1913 alors que Raymond Poincaré est président de la République, Gaston Doumergue, président du Conseil. Les socialistes, conduits par Jean Jaurès, qui croient encore pouvoir éviter la guerre, combattent les ardeurs belliqueuses du gouvernement. Le malfaiteur souhaite se servir de ce climat favorable à la guerre pour devenir l’homme le plus riche du monde. Sa science du déguisement, ses moyens illimités, son intelligence exceptionnelle, sa totale absence de compassion, lui permettent d’imaginer crimes et machinations avec une parfaite indifférence pour ses victimes. Deux hommes, BERNIN, commissaire de la Police Judiciaire, et LOUIS VICTOR, brillant détective de l’agence Fiat-Lux, se dressent avec courage face à celui qui veut devenir le Maître du Monde…
GENIAL : Delitte dessine très bien, même si l’on confond parfois ses différents personnages ; et Convard a mitonné un scénario du diable : ce dernier intervient pour mettre en place les conditions de survenue de la première guerre mondiale pour s’enrichir ! Effrayant de crédibilité.
Un superbe premier album qui lance une série dont il est probable qu’elle soit magistrale. Je me suis fait embarquer avec délectation par cette histoire où, à la veille de la Première Guerre Mondiale, Convard revisite le personnage de Fantômas et trame un machiavélique complot que Delitte illustre magnifiquement. Extra!!!
Le scénario est sympa, un thème politique bien dans l'air du temps sur le thème des foules manipulées, thème universel et probablement éternel. (http://www.zeitgeistmovie.com, www.vigli.org, http://www.alterinfo.net/La-face-cachee-de-la-GRANDE-guerre-_a25866.html)
Personnellement ce sont les dessins que je trouve époustouflants. La qualité du dessin des choses techniques me ravit, les mécaniques sont superbes, et mise dans le contexte de l'époque.. avec beaucoup d'acier, et de la mécanique là où l'on trouve de l'électronique de nos jours.
Le téléphone portable est un peu exagéré, mais encore une fois avec la grosse antenne, ça passe!
Le détail du bateau à moteur où ce dernier est incliné vers l'arrière pour que l'arbre sorte dans l'eau, magnifique. Je suis ingénieur (et ai géré 3 x une voiture LMP1 aux 24 du Mans), et j'adore ça !! Tous les engins de Tanatos sont un régal, avions, hélico avec radiateurs latéraux type F1 et sorties d'échappement affleurantes, voitures monoplaces de course. Coup de chapeau au dessinateur. Vraiment bravo!
Je ne suis pas un lecteur de BD mais quand j'ai vu celle-ci dans le rayon j'ai accroché immédiatement à cause des dessins.
Un scénario encore plus dénonciateur politiquement me comblerait. Un régal néanmoins.
Bien sympa, pas un chef-d'oeuvre mais le mélange de la réalité historique et
de la fiction le plus farfelue donne un rendue intéressant. C'est quand même
un peu trop improbable niveau scenario pour qu'on soit complètement
emportés mais ça reste un assez bon album.
(PS : absence quasi-totale de protagonistes féminins dans cet album)
Petit avis discordant dans un concert de louanges.
Tanatôs est la copie carbone de Fantômas (jusqu'à la présence de l'accent circonflexe !) et bénéficie des dessins et de la mise en page de Delitte. Il s'agit là incontestablement d'une réussite.
Quant à l'histoire ... elle est confondante de banalité. Ceux qui sont effrayés par la saga livresque de Fantômas se reporteront à sa version de 1913 -celle de Louis Feuillade- ou mieux encore au sérial "Les Vampires" (1915) toujours du même Feuillade.
Ils découvriront alors, à condition de supporter le muet, des histoires bien mieux charpentées avec des thèmes similaires à ceux de cet album, au demeurant pas désagréable.
Je lirais bien sûr la suite -c'est dans mes habitudes !- mais j'ai bien peur que le grand spectacle annoncé ne masque pas la vacuité du scénario.
Car finalement ce Tanâtos qui, au passage, gagne un accent circonflexe et perd un H, souffre du défaut de n'être qu'un simple ersatz.
Trsè franchement, j'ai été extrêmement déçue par cette BD. J'attendais une bonne intrigue, un super-héros vraiment mauvais, une bonne intégration histoire réelle/fiction. Ok pour les deux derniers, mais question intrigue, elle est vraiment ratée.
Le grand méchant annonce tout de suite la couleur: "Ah ah! je suis le plus mauvais être de la Terre! J'ai un plan en cinq actes, vous allez voir!" "Ah ah! Le premier acte est fait, maintenant voilà le second!" Ah ah ceci est le troisième acte, mais quand j'aurais fini les cinq vous verrez! Je suis l'incarnation du Mal!" Bref, c'est très décevant. Vu l'intrigue, ça s'adresserait plutôt à des enfants, mais vu l'intégration avec l'histoire réelle du début de la première guerre mondiale, ce qui demande quelques connaissances tout de même, ça s'adresserait à des adultes?
Bof bof bof donc.
Un album qui peut donner envie de l'acheter lorsqu'on voit la couverture, seulement voilà, à l'intérieur on a droit à un personnage assez ridicule qui fait pensser au personnage de fantomas comme il a déjà été dit.
Le dessin est pas mal mais sans plus.
En bref beaucoup de déceptions que cet album.