Résumé de la série : Amodef, maître des experts de conscience, créa Thorinth pour y découvrir les secrets du cerveau humain. La tour-forteresse vit sa destinée changer avec la trahison d'Esiath, une proche d'Amodef. Jalouse de son succès, elle façonna un golem qui devait prendre le contrôle de Thorinth.
Mais sa créature, ''Garde-fous'' s'avéra plus puissante que la traîtresse et règne depuis sans partage sur la tour-labyrinthe, où sont exilés les indésirables. Il n'y est décelable qu'au travers de petits êtres appelés Schnoubouf qui déambulent par centaines dans cet univers clos.
Un homme décide pourtant de pénétrer dans Thorinth pour y retrouver sa compagne incarcérée. Au risque de ne jamais en revenir...
Rien à redire. Le 1er tome est assez fabuleux. Que d'imagination ! Je suis d'accord avec certains, cet univers de profusion est parfois un peu difficile à comprendre ! Mais cela incite à la relecture ! Et les dessins sont beaux même si la mise en couleur n'est pas trop de mon goût. Faut aimer les univers loufoques, celui ci, étant entre héroic fantasy et science fiction avec une grosse et immense dose de déjanté qui fait beaucoup penser à la nef des fous.
Ce premier tome est selon moi incontournable. Hélas méconnu, Nicolas Fructus possède un trait très personnel et qui convient à merveille pour décrire le monde déjanté qu'il a mis en place. L'histoire se passant dans une tour qui accueille une population de déments, il fallait absolument une architecture qui soit le reflet de l'état d'esprit de ses occupants et c'est une merveille d'inventivité. L'histoire en elle-meme est aussi prenante mais reste mystérieuse. Toujours est-il qu'on a beaucoup de plaisir à suivre le Fou sans nom dans la recherche de sa femme disparue. Et on attend avec impatience que nous soit révélés tous les secrets de cet univers foncièrement original.
Comme pas mal de personnes, j'ai été séduit par LE FOU SANS NOM qui promettait la découverte d'un monde fascinant et original. Nicolas Fructus a proposé dans ce premier album un nombre suffisant de pistes pour qu'on ait envie de les suivre encore. De plus, le dessin est très bon et sert admirablement le propos.
Si on découvre des personnages fascinants (Lank Milo, Amodef et bien sûr les chnouboufs) et dignes d'intérêt, on se perd malheureusement très vite dans les notions énoncées au fur et à mesure. Les relations entre le sogrom, le pthal, ce que veulent les vandales du roi... Bref tout s'embrouille de plus en plus et il faut admettre que c'est assez difficile à suivre même lorsque l'on lit les cinq tomes d'affilée.
De plus, à partir de l'apparition du bouffon - personnage répugnant et finalement peu intéressant - le niveau baisse considérablement. L'EMPEREUR VERTICAL et L'IMPERATRICE VERTICALE sont donc fortement moins bons. Parallèlement à ça, tant que Veï-Din recherche Madalis (LE FOU SANS NOM et LES EPANCHEURS DE SOGROM), l'histoire est plus intéressante que par la suite, où le but principal énoncé lors du premier album est atteint. LE GRAND TOUT paraît meilleur, mais reste tout aussi abscons. Son intérêt majeur est qu'il clôt (et pas clôture - on ne le répètera jamais assez) cette histoire trop longue qui aurait largement gagné à être simplifiée et raccourcie d'un tome ou deux. Simplicité n'est pas simplisme.