Je trouve ce tome de Donjon Monsters globalement d'un bon niveau. Avec des dessins atypiques et plus colorés que d'habitude, j'y trouve une originalité et un trait qui ne ressemble pas aux autres tomes. Cette histoire m'a plu par sa finesse et son originalité et me rappel les premiers donjons. On y découvre l'origine de certains monstres mythiques de la série (comme "le mal absolu") et également quelques nouveaux personnages interressants. Un tome pas du tout inutile et donc indispensable.
Diantre...nous voilà au niveau -400 ! Autant dire au tout début de la gigantesque saga inventé par Sfar et Trondheim.
Ce monster s'attache à la naissance de Vaucanson. Les habitués du donjon seront ravis de connaître l'origine d'un des plus fameux porteurs de l'épée (le mal absolu) mais aussi d'apprendre l'utilité d'un des objets du destin. On croise aussi aux détours de ce tome des infos sur les automates de Vaucanson, le futur professeur Cormor...bref plein de trucs qui régaleront les fans ! Comme cela a déjà été dit Le Grand Animateur risque de ne plaire qu'aux initiés.
Le dessin de Stanislas est un peu déroutant par son côté un peu naïf, coloré, choses auxquelles on était plus habitué avec les derniers monster, mais est au final assez convaincant. Un bon monster plutôt à réservé aux fans de la série.
"Le Grand Animateur" est un livre de la série "Donjon Monsters" qui remplit parfaitement son contrat, par ailleurs plus ambitieux que le principe initial de cette sous-série du Donjon (soit "raconter une grande aventure d'un personnage secondaire de Donjon"), de construire des fondations encore plus solides à l'oeuvre démentielle de Sfar et Trondheim. Nous voici au niveau -400 (!) et nous allons assister en 48 pages au baptême de la ville Vaucanson ainsi qu'à la naissance du Mal Absolu. En passant, nous allons nous plonger dans un nouvel univers (l'effet niveau -400 !), et une vraie grande aventure complexe (qui a dit un peu trop pour 48 pages ? Ce n'est pas faux !) et riche en personnages paradoxaux et tellement humains derrière leur monstruosité, comme Sfar et Trondheim savent en construire lorsqu'ils sont au meilleur de leur forme. Seul bémol de ma part : le dessin très dépouillé de Stanislas, s'il a l'intérêt d'offrir une nouvelle perspective sur ces récits d'heroïc fantasy foisonnante, ne m'a pas vraiment plu. Et, bien sûr, un avertissement aux non-initiés du "Donjon" : il est sans doute impossible de comprendre quoi que ce soit de ce qui se passe ici si on n'a pas lu les "Donjon Zénith" auparavant !