Résumé de la série : Sur une planète sauvage et interdite, les habitants d’une vaste cité portuaire sont maintenus dans l’ignorance par les robots.
Depuis les hautes murailles de Boréa, le grand prêtre du culte de l’Aurore assiste imperturbablement à la mort de son fils. Pour s’être aventurés en territoire maudit et avoir pratiqué l’art sacré des machines, trois jeunes citoyens sont punis de la peine capitale : le châtiment de l’aurore. Conformément aux traditions, ils seront crucifiés et offerts aux morsures du soleil, et tous ceux qui oseront leur rendre hommage ou les pleurer connaîtront le même sort…
En condamnant son propre fils pour étouffer le vent de la révolte et rappeler l’autorité du Culte, le grand prêtre ignorait que son geste allait également lui faire perdre sa fille. Malgré l’interdiction, la jeune Kina va se dresser contre son père et s’enfuir du palais, telle l’Antigone de l’ancien temps, pour sonner l’heure de la révolte contre les machines…
Autour de deux adolescents épris de liberté, une poignée de rebelles va se dresser pour faire trembler les fondations d’une société bâtie sur le mensonge…
Ce premier tome d'une histoire que l'on devine (et espère) complexe et tendue est prometteur: bien sûr certains aspects sont à améliorer, comme certains détails du graphisme comme les expressions des personnages (bon, ceci dit, je suis incapable de dessiner!!!). Mais le scénario est plein de promesses, et le thème - la lutte contre des pouvoirs despotiques - passionnant.
Cette série est à suivre absolument.
Voilà une jolie découverte, comme je les aime, que cet album prometteur qui laisse augurer le début d’un cycle intéressant à plus d’un titre. Ce premier tome n’est pas exempt d’imperfections, certes. Le scénario manque d’originalité (bien que la fin annonce un brutal changement d’échelle dans l’intrigue) et le dessin fait preuve parfois, au hasard des vignettes, de fâcheuses faiblesses. Citons le visage de Kina, pas toujours aussi joli qu’on le souhaiterait. Ou bien les vêtements qui manquent de recherche, à l’image de la robe de cérémonie de la reine mère (curieux titre, soit dit en passant, pour une princesse). Quelle différence avec Nävis dans Sillage ou encore Morgana ! D’ailleurs, les décors eux-mêmes restent froids, austères, pas assez fouillés (à l’image de la salle du trône, désespérément vide, exempte de toute décoration). Là encore, on regrette le foisonnement de détails dans l’architecture et le mobilier qu’on trouve par exemple dans une série comme Myrkos. Ceci dit, il faut reconnaître à Jaouen le talent qui est le sien, l’élégance de son trait qui ne demande qu’à s’affirmer. Si vous en doutiez, je vous engage à aller jeter un œil sur son site http://www.salaunjaouen.com/ où vous pourrez notamment découvrir les crayonnés des premières planches de Nova.
Espérons donc que les promesses de cet album ne seront pas démenties par le second tome...