Résumé de la série : Psychanalyse d'un ange.
Eva Stern le raconte dans son journal : une nuit, à San Francisco, l'écran de son ordinateur s'est allumé pour lui livrer une succession d'images pour le moins troublantes, ''sans lien apparent, si ce n'est ces représentations d'anges récurrentes..''
Depuis cette nuit de février 97, chaque mois, la psychanalyste reçoit un e-mail composé exclusivement d'images et de photos.
Quel sens donner aux messages de l'Ange ? Autoportrait, autobiographie ou effet de miroir ? Miroir d'un siècle ou d'un Ange qui se meurt ? L'Ange du XXe siècle existe-t-il ? Qui est cet Ange, messager virtuel ressuscitant la mémoire du XXe Ciel ? Pourquoi avoir choisi précisément Eva Stern ? Est-ce la femme ou la psychanalyste qui est visée ? Quelle histoire (Histoire) cherche-t-il à lui livrer ?
C'est cette histoire que raconte Bernard Yslaire, ces questions auxquelles son album et ceux qui le suivront s'efforcent de répondre.
Une histoire de vie et de mort, d'anges virtuels ou d'un siècle qui s'achève comme il avait commencé : dans le sang et les larmes.
La suite de l'impressionnant premier tome est d'un niveau de qualité très comparable, quoique peut-être légèrement inférieur.
J'ai un peu grincé des dents au début de l'histoire car le scénario fait preuve de quelques lourdeurs. Les personages que l'on découvre au début du récit sont confrontés à un bug informatique et les explications qu'ils évoquent sont malheureusement à côté de la plaque sur un plan technique (c'est une faute d'autant plus grave que l'auteur place ces explications dans la bouche de scientifiques). Mais, ces petits énervements sont vites passés et la suite renoue avec l'intrigue passionnante du premier épisode.
La forme très originale du premier volume est ici assouplie et c'est un choix heureux. En effet, malgré son caractère novateur, la forme initiale était assez figée et risquait de lasser si elle avait été reprise telle quelle.
Les dessins sont toujours magnifiques. S'il fallait vraiement comparer avec le tome précédent, je dirais que le dernier est peut-être un tout petit meu moins abouti, mais ce serait vraiment chipoter.
A noter qu'on a droit dans ce volume à une très légère touche d'érotisme du plus bel effet, sans aucune trace de vulgarité dans le dessin (ça nous change agréablement de la BD Heroic Fantasy, style "Xena les poils sous les bras").
En bref, une suite réussie pour une série toujours captivante.