Résumé de l'album : Quatre enfants hospitalisés révèlent à un nouveau venu la vérité sur son état de santé : s’il partage la même chambre qu’eux, c’est que lui aussi est sous l’emprise du Crabe. Ils le désignent comme le cinquième membre de leur confrérie dont le but est de combattre le monstre ultime. En partance, sans le savoir, pour un étrange voyage, tous ignorent ce dont ils sont capables et ce qu’ils vont affronter…
Que voilà une excellente surprise en cette année 2007 !
Traiter ainsi du cancer, des peurs et dans angoisses qu'il peut provoquer au delà même des maux qu'il crée physiquement était une gageure. Or le pari est totalement réussi.
De tout le silence autour de la maladie, de toutes leurs interrogations et de toutes leurs peurs les enfants de cette histoire ont forgé un univers, parce qu'il leur faut une raison supplémentaire sans doute de se battre pour leur propre survie, parce que l'injustice de leur situation ne peut être que le fait d'une horrible machination. C'est ainsi que nous sommes entrainés dans l'imaginaire de ces gamins, un univers presque totalement absurde mais qui est leur réponse à eux à une maladie qui ne l'est pas moins.
Le dessin d'Andréa est un chef d'oeuvre pour nous rendre toute la délicatesse et toute l'incertitude de cet imaginaire d'enfants. On se sent réellement aux côtés des protagonistes, tremblants avec eux face à l'horreur de ce qui les attend. Et si, parfois, en voyant apparaître un loup-garou penaud par exemple, il nous orend l'envie de sourire, il reste au fond de nous un rien d'angoisse et de peurs qui nous reviennent de ces temps où, nous non plus, n'avions pas toutes les réponses et ne pouvions qu'imaginer pour comprendre.
Pour autant l'album ne sombre pas dans la pathos et c'est plutôt une leçon de courage et d'espoir que donnent ces gamins qui ne baissent pas les bras face à toutes les monstruosités qui s'abattent sur eux.
Vraiment très bon ! On est plongé dans un univers étrange tout droit tiré de l'imagination enfantine. C'est une sorte d'Alice au pays des merveilles mais en plus inquiétant (et moins symbolique...).
Alors que ce premier opus se déroule dans un lieu quasiment clos et sombre, la fin de l'album nous promet une poursuite de l'aventure à la découverte du monde dans lequel évoluent les enfants. J'ai hâte !
Au début, on ne sait pas trop où tout mènera l'histoire. On comprend que ces
enfants sont malheureusement atteints d'une saleté de cancer (cancer est un
crabe en astrologie, serait-ce là une piste?) et ils basculent dans un monde
mythique où les monstres semblent plus grands que nature!
L'auteur a bien installé ses bases; il n'en dit pas trop mais juste assez pour bien
nous situer. On voyage dans le pays de l'imaginaire, un imaginaire où les
planches réussissent à nous saisir. Et à la fin, on referme la dernière page en se
disant: vite vite que je sache ce qui va se produire à cette confrérie très
courageuse...