Résumé de la série : ''Il était une fois, non loin des côtes bretonnes, un petit bébé, qu’un druide avait mystérieusement déposé devant la porte d’un presbytère. Avant de repartir, une consigne fut donnée à la mère supérieure. L’enfant ne devait jamais connaître l’obscurité, car l’ennemi habite les ombres de la nuit, prêt à la posséder (…)” Ainsi débute La forêt, grand récit légendaire aux couleurs d’une rêverie celtique, signé Vincent Perez. C’est l’histoire de ce bébé – une fille, Titiana – qu’il va nous être donné de suivre, au fil des pages flamboyantes dessinées par Tiburce Oger. Promise au roi de Bretagne, la diaphane Titiana disparaît brusquement dans la sombre forêt des sorcières, sur le chemin qui doit lui permettre de rejoindre son futur époux. Merlin, âgé mais toujours plein de ressources, réunit en hâte une poignée de preux afin de la retrouver. Magie, sortilèges, transformations, illusions – et toute l’imagerie fantastique de la Bretagne secrète : La forêt est un enchantement.
Bien que classique dans son introduction et sa conclusion, le thème de la féérie bretonne est relativement bien abordé par Vincent Pérez.
Le dessin de Tiburce Oger est quand à lui tout simplement magnifique, on reconnaît la sa touche et son jeu de couleurs toujours aussi intéressant.
"La Forêt" est un one shot né d'une association quelque peu surprenante, mais qui fonctionne très bien. L'univers dans lequel nous sommes plongés est haut en couleurs (dans tous les sens du terme) et nous emporte avec lui au pays des fées.
L'histoire est loin d'être mauvaise, même si je l'ai trouvée un peu trop classique. En particulier, j'ai apprécié la façon dont V. Pérez a intégré et utilisé les créatures peuplant les légendes celtico-bretonnes. Son approche de cet univers est plutôt intéressante. Quant au splendide dessin de T. Oger, il embellit vraiment l'histoire.