Seule une fin un peu bavarde et (un peu) tarabiscotée empêche de décrocher la timbale du chef d'oeuvre.
Tout dans cet opus n'est qu'allusions, clins d'oeil et références.
Le nom de l'héroïne d'abord : Thelma Ritter.
Thelma Ritter (1905-1969) est le nom d'une actrice que l'on retrouve notamment dans "Fenêtre sur cour" (1954) d'Alfred Hitchcock mais également dans "Confidences pour l'Oreiller" (1959) de Michael Gordon. Dans les deux cas, elle joue un rôle comique. Celui d'une femme de ménage astucieuse, un brin pocharde et au grand coeur. Ce n'est donc pas un hasard si les auteurs lui font réendosser un costume similaire ici.
Tout débute quand elle rencontre un homme hagard qui lui demande tout de go, si elle le connaît. Mais la fille de la (grande) maison dans laquelle travaille Thelma repèré l'inconnu et pour mieux le "sauver" l'engage comme préposé à la piscine. Là où les choses se compliquent, c'est que d'autres personnes s'intéressent à ce mystérieux individu. D'ailleurs le jardinier va être abattu par méprise, l'assassin pensant qu'il s'agissait de "Max", Linelle -la fille de la maison l'a prénommé ainsi-.
Voici pour la trame, intéressante à souhait. Quant aux allusions multiples on citera encore le prénom de l'héroïne, Linelle, contraction de Linda Darnell, célèbre actrice de l'époque qui prête plus ou moins ses traits à l'héroïne de papier. Ce Ted Benoit la, sans être mortimeresque, a plein de talent, voire du génie. Son tandem avec Pierre Nedjar est d'une totale efficacité.
A ce propos quel éditeur aura l'intelligence de remettre Pierre Nedjar "aux affaires". Ce n'est pas qu'on manque de scénaristes aujourd'hui, mais celui-ci est vraiment talentueux.
Je suis très perplexe sur cet album qui partait effectivement bien avec pleins de référence cinématographique et une intrigue "intrigante" qui accroche mais les écritures interminables entre les cases type bd américaine de la belle époque finissent pas lasser. Et la fin totalement incompréhensible a fini par m'achever.
Uniquement pour amateur.