Erwan poursuit sa quête quant à l'origine du Nahik. Le voici à Zurich d'où il espère accéder au coffre de sa victime (voir tome 2 du décalogue).
Mais il n'est pas le seul à s'intéresser au contenu de ce coffre.
Ses anciens alliés et employeurs sont également sur la piste, tout comme des services assez secrets que l'on devine avoir des accointances ... avec le Vatican.
Sans être un grand fan, on s'habitue au style de Béhé. Giroud exploite le filon du décalogue, mais ce deuxième tome mélange intrigue policière et révélation religieuse, sans véritable nouveauté, si ce n'est de remettre en cause l'épilogue de décalogue.
Ca se laisse lire, mais ce n'est pas indispensable.
Si le premier tome pouvait laisser supposer une suite intéressante, le deuxième m'a fortement ennuyé. Pire, il casse la série précédente, le mythique "Décalogue"! (Ceux qui ne l'ont pas lu devraient le faire et ne pas lire la suite de ma chronique avant...). En effet, un des éléments primordiaux du "Décalogue" est de découvrir à la fin de l'épopée à contre-temps, que le décalogue n'est pas de Mahomet mais d'un poête contemporain de celui-ci, Mahomet ingorant l'existance de cet écrit. Cet élément laisse libre court à de nombreuses interprétations de la série, de l'Histoire, ainsi que de longues reflexions sur l'Islam... Revenir dessus et accorder le crédit de Mahomet au décalogue est une grande erreur du "légataire". Giroud remet le nez dans ses scénarios antérieurs pour y ajouter d'improbables suites, dans la plus grande des incohérence... Des pièces à conviction et des récits de plus de 1000 ans refont subitement surface, permettant de retrouver magiquement la trace des protagonistes originels... Giroud exploite maladroitement la veine géniale de son Décalogue et finit par en ôter le charme...