Résumé de la série : Fin du XIXe, Londres, un tueur sanguinaire terrorise la ville. Afrique Noire, même époque, un chasseur anglais devient un héros en sauvant un photographe, et se voit proposer de traquer le meurtrier. Sur ce canevas classique, Juszezak, pour son premier scénario, tisse sa toile et multiplie les fausses pistes.
Antonio Parras, quant à lui, démontre une fois de plus son immense génie dans un diptyque qui s’annonce somptueux. Tout commence à Londres, un homme est retrouvé égorgé de façon sordide sur les docks. La Police est sur les dents. Qui est ce serial-killer qui les nargue, signe “L’Equarrisseur” et demande une énorme rançon à la ville ?
Au même moment, au cœur de l’Afrique noire, un chasseur de fauves sauve de façon spectaculaire un photographe de presse et devient un héros. Très vite, l’idée germe dans la tête des médias : faire revenir le chasseur à Londres pour qu’il traque l’Equarrisseur. Bientôt la chasse est lancée dans un Londres steampunk à la Jules Verne. Londres est représentée comme au XIXe siècle mais avec des éléments futuristes qui font penser à Jules Verne ou Brazil.
Un album très intéressant mais moins intrigant que le premier.
En règle générale, les scénariste ont, me semble-t-il, toujours du mal avec leurs histoires de conjurations. C'est souvent la montagne accouchant d'une souris. N'en reste pas moins un excellent album tout de même.
Si l'on peut trouver de grandes qualités au premier tome en terme d'originalité, quelques vignettes steampunk sont vraiment superbes et les contrastes entre londres et l'afrique sont magnifiques, force est de constater que ce deuxième tome est un ratage complet.
En effet, réalisé 4 ans après, on sent des les premières pages qu'il a été fait à la va vite par les auteurs, juste pour finir la série qui n'avait pas décollée coté vente.
Coté dessin, PARRAS comme sur ses autres séries s'éssoufflent, il n'y aucune belle planche de tout l'album, c'est fade, baclé, on n'a qu'une envie, finir la BD et ne plus la toucher.
Mais c'est coté scénario que le bat blesse franchement, un salmigondis de complot, de retournement de situation sans queue ni tête, d'élypse mal venue.
Bref on ne reconnait plus qui est qui et qui fait quoi dans cette pseudo enquête encore alourdie par des souvenirs sensés apportés des clés alors qu'il n'y pas de serrure.