Info édition : Noté "Première édition".
C'est l'AI qui définit l'EO
Résumé de la série : Au lendemain de la guerre de sécession, un groupe de soldats confédérés sème la terreur. Ces loyaux serviteurs d’un Sud sécessionniste et raciste s’en vont de meurtres en pillages. Leurs refus de déposer les armes et d’accepter la défaite, ils le hurlent en faisant couler le sang de ceux qui croisent leur route.
Le capitaine Ralton Van Dorman est à la tête de cette horde de militaires-pillards. Afin de lever sa propre armée et de venger l’honneur perdu de la Confédération, il décide de s’emparer d’un légendaire diamant, « L’œil de Caïn ».
Dans une succession de travellings grandioses où s’impose l’immensité de l’Ouest américain, les frères Van Dorman vont se livrer une bataille sans merci, tragique reflet d’un territoire sauvage livré à la seule folie des hommes. Jodorowsky et Boucq s’attaquent au mythique Far West et en exposent avec brio les deux principales composantes : fureur et violence.
Cet épisode relate la fin d'un cycle, la vengeance de White Elk, le père de Bouncer. Tout est intense, les personnages haut en couleur, leur violence, les scènes d'action et de tuerie, les moments d'accalmie. Même l'amour est maltraité avant de renaitre comme un symbole à la fin de l'ouvrage. Les planches superbes illustrent ce mouvement incessant et barbare comme un ballet survolté ou s'entrechoquent les destinées. On ne sort pas indemne d'un tel univers... Bravo !
Fin d'un cycle j'éspère, car comment faire sans bouncer maintenant, en effet aprés avoir renouvelé le genre BD Western, Jodorowsky ne doit pas nous abandonner en chemin et arreter cette magnifique série, servi il est vrai par un Boucq au meilleur de sa forme, de plus ne pas se cantonner aux sacro saintes 48 pages est un régal.
Outrance et hyperbole sont les caractéristiques de cette série morbide et sanglante. Jodorowsky lui fait cotoyer constamment le pire et le meilleur.
L'histoire de ce volume qui clôt la saga entamée dans le tome 3 n'est pas pire qu'un western italien de série B mais pas meilleur non plus.
Le bouncer va donc massacrer quasiment à lui tout seul près de 30 pistoleros, quant à la confession de "lord diablo" elle est digne des plus éculés roman-feuilletons du 19ème siècle.
Néanmoins la sauce se laisse déguster même si on peut la trouver assez peu légère. Le talent de Boucq doit y être pour quelque chose.