Résumé de la série : Septembre de l'an 449 après Jesus Christ, Attila, le grand Khan, installe son immense campement sur l'estuaire du Danube. Parmi les nombreux présents, qui lui sont offerts par l'Empereur romain, se trouvent La Lupa, mi-louve, mi-romaine qui dispose d'un sens stratégique génial et d'une connaissance aîgue des défenses romaines. De plus, elle voue une haine féroce et incompréhensible envers les Romains, surtout envers leur Empereur maudit, Valentinius et envers leur courageux général Aetius, dernier rempart de l'Empire face aux barbares.
Avec l'aide de la Lupa, Attila va alors lancer ses hordes sur l'Empire romain d'Occident et entamer, face à Aetius, une gigantesque partie d'échec à l'échelle de l'Empire tout entier.
Jean-Yves Mitton, soutenu par le dessin plein de séduction de Franck Bonnet, raconte avec truculence cette saga de fou, de sang et d'amour dans une époque troublée où le glaive du barbare a remplacé la loi romaine.
Avant de riper vers la BD classique et d'être reconnu comme un maître, Mitton a beaucoup fait des petits formats. C'est dire s'il sait brosser des histoires avec un rien.
Le choix de faire d'Attila le héros de cette série est intéressant. En faire, un barbare pur et dur, alors qu'il était très au fait de la culture latine, est un peu facile. Tout comme faire des banquets des orgies dans lesquels des femmes soumises et lascives font tout pour égayer leurs seigneurs et maîtres n'était pas vraiment indispensable.