Résumé de la série : Tiffany, célibataire indépendante et maître d’armes chevronnée, a le don de lire dans les pensées. Son frère Donatien, détective privé, fait régulièrement appel à ses talents pour lui prêter main-forte dans ses enquêtes. Joueur invétéré et endetté, Donatien se voit confier une nouvelle affaire pour le compte d’une riche aristocrate. Tiffany accepte d’aider son frère aux abois… pour la dernière fois.
Cet album est un petit bijou ! Le dessin est d’une élégance rare, les couleurs aussi lumineuses que l’héroïne, le scénario parfaitement maîtrisé. On cherche vainement des défauts, à moins de se montrer mesquin. Tiffany est une descendante de Jeanne d’Arc (de son frère plus exactement puisque l’illustre Pucelle n’a évidemment jamais eu d’enfant). Elle a hérité de sa lointaine ancêtre un goût pour l’escrime et à défaut d’entendre des voix, elle est capable de lire les pensées. Un don avec lequel Yann s’amuse beaucoup. L’humour est d’ailleurs omniprésent dans l’histoire. On se régale de répliques bien senties et de clins d’œil au lecteur (« Jacob ! Richter ! Une échelle, vite ! »). Mais on ne rit pas toujours. Le ton général est très sérieux, dramatique même. Tiffany va sortir meurtrie de cette histoire qui lui laissera des blessures qu’on imagine douloureuses à cicatriser. Mais elle a une force de caractère qui laisse à penser qu’elle s’en remettra. Et l’on a hâte de connaître la suite de ses aventures !
Voilà une vraie jolie surprise!
Avec Tiffany, Yann a inventé une héroïne très attachante et à grand potentiel scénaristique. Ce premier album est loin d'être un simple tome d'introduction. Yann y développe une histoire policière très solide. Bien sûr, il n'oublie pas de le parsemer de petits clins d'oeil savoureux. Le dessin d'Herval est souple et élégant. L'ensemble donne un album d'une très grande lisibilité avec lequel on passe un bon moment de lecture.
Encore une bonne surprise en cette fin d'année.
Si l'idée de base peut sembler assez banale bien qu'intéressante, elle est traitée de façon intelligente et pas caricaturale comme elle pourrait très bien l'être.
L'enquête en elle-même n'est pas ce qu'on peut appeler une énigme à tiroirs, c'est relativement simple maisc'est efficace et ça se lit très bien et en une traite.
Le choix des couleurs peut être également discutable d'un premier abord mais par la suite il ajoute un petit côté poétique à la série ce qui n'est pas plus mal en cette période de grande violence