Résumé de la série : À 8 ans, Jean-Pierre vit une existence épanouie, rythmée par la nature, dans un village qui fournit assez d'histoires et d'espace pour nourrir son imagination d'enfant. L'église au milieu du village ; le monument aux morts. Une seule classe de primaire, un instituteur autoritaire et moustachu, des bagarres de garçons, et des gifles de petites filles prétentieuses. Jean-Pierre est amoureux de sa maman, comme le sont tous les petits garçons, et terriblement admiratif de son papa, son champion, pas assez présent. Cette année-là, Jean-Pierre découvre la vie : elle est cruelle, impitoyable : ses parents se séparent.
J'ai hésité à savoir si on y allait pour un 10/10. Après mûre réflexion, il y a si longtemps que je n'ai lu une oeuvre qui m'a fait rêver, réfléchir, fait faire des oh et des ah que je me suis dit qu'effectivement, dans mon cas, la note parfaite était appropriée.
J'ai ressenti vaguement des vibrations de mon enfance refaire surface à la lecture de cette magnifique histoire. Ce que j'y ai apprécié est que tout est dans le non-dit, dans la puissance des images qui parlent plus que les mots ne pourraient le faire...
Avis aux coeurs sensibles; la scène du chaton est totalement in-politically correct...
Il semble s'instaurer une constante : la narration de G. Mardon est exceptionnelle. Une manière bien à lui d'amener les choses. Le dessin classique convient parfaitement au scénario et l'ambiance qui doit s'en dégager.
L'année scolaire d'un enfant ressentie par cet enfant, avec en toile de fond la relation de ses parents qui se détériore... L'auteur ne juge pas, l'enfant plus :
Injustice ou non ? sa mère toujours à ses côtés semble payer les premiers pots cassés aux yeux de l'enfant - mais est-elle réellement avec lui ou n'est-elle qu'une présence. Quand au père dont on ne voit jamais le visage et n'est pratiquement jamais là (sauf à la fête d'école), il parait comme une sorte de divinité aux yeux de l'enfant (un super héros - qui serait venu dans un improbable passé défendre son fils à la sortie de l'école). C'est terrible ça, non ? Pas un pour relever l'autre et l'enfant dans toute son innocence au milieu du champ de tir...
Dès fois on attend pas grand chose d'une BD et au final on a eu une super surprise...ça a été le cas pour moi avec cette belle Leçon de Choses. La vie paisible du petit Jean-Claude se déroule pas si sereinement que ça et les auteurs arrive à faire passer pleins de choses, parfois drôle, parfois un peu amère à travers le récit du quotidien de ce trou du cul de monde et de ses acteurs. Certaines planches sont vraiment belles et participent très bien à une ambiance très innatendu je trouve.
Après "Incognito" et "Corps à corps", Grégory Mardon nous livre ici une chronique d’enfance au parfum autobiographique. Trois récits indépendants dans trois collections différentes de Dupuis (Aire Libre, Expresso et Double Expresso), qui tournent tous autour de son personnage fétiche Jean-Pierre Martin.
Jean-Pierre a huit ans et va nous raconter ses aventures avec son copain Cyril, mais il va également partager avec nous son regard innocent sur les événements que lui sert la vie. Traduisant d’abord ses angoisses et ses problèmes dans ce monde imaginaire nourri de rêves qui protège les enfants du monde des adultes, il finira par se faire rattraper par la réalité et par comprendre cette leçon bien amère.
Au niveau graphisme, Grégory Mardon nous sert un dessin qui contribue fortement à exprimer les sentiments du petit Jean-Pierre. De sa balade solitaire dans la forêt au statut de super-héros qu’il attribue à son père, grâce au graphisme, Grégory Mardon parvient à traduire de manière efficace et originale la réalité d’après la vision innocente de Jean-Pierre.
Un récit intimiste, intelligent et sensible, auquel je reproche juste un scénario un peu trop simpliste et un léger manque de rythme.