Résumé de la série : Deux amis inséparables, frais émoulus de l'école de l'air, font leur apparition dans PILOTE dès son premier numéro en 1959. Ce sont les futurs commandants Michel Tanguy et Ernest Laverdure. Autant le premier est courageux et sérieux, autant le second est excentrique, vantard et porté à jouer le joli coeur. Pourtant, malgré ses nombreuses gaffes, Laverdure est un coéquipier solide pour Tanguy qui se retrouve souvent dans des situations difficiles. En effet, l'aventure et l'espionnage constituent le lot quotidien des deux héros qui, sur terre comme aux commandes de leur avion, font preuve d'un patriotisme sans défaut. Créés en 1959, Tanguy et Laverdure connaissent 4 dessinateurs successifs : Uderzo, Jijé, Patrice Serres et Coutelis. Mais le véritable père spirituel de la série reste Charlier qui a fourni tous les scénarios de sa plume habile. A noter que cette série a connu une seconde vie à l'écran avec la série intitulée Les Chevaliers du Ciel. Depuis 1979, les éditions Novédi éditent les nouveautés de Tanguy et Laverdure.
Suite de l'Ecole des Aigles.
Cette première histoire raconte en fait les débuts de Tanguy et Laverdure. Ceux-ci se font sous le ciel marocain. A l'époque le Maroc vient d'accéder à l'indépendance depuis peu mais l'armée française est encore présente notamment avec la base aérienne de Meknès.
L'Algérie n'est pas encore indépendante, ce qui explique la base française de missiles à Colomb-Béchar.
Justement un de ces missiles ultra-secret est détourné par une puissance ennemie dont le nom n'est jamais mentionné. Néanmoins l'origine de cette puissance reste un secret de polichinelle puisque l'un des méchants s'appelle "Kubnik" et un autre "Tibor", ce qui est autre façon de désigner le bloc de l'Est.
Dans cette première aventure on retrouve tous les ingrédients qui feront le succès de la série. Tanguy est le chic type par excellence. Il sera le seul à prendre la défense de Saint-Hélier, un de ses co-équipiers qui est mort de peur en vol. Laverdure joue les Sonny Tuckson de service en multipliant les gaffes ou en étant victime de farces.
Un point toutefois qui est valable pour tous les albums "Pilote" de cette époque. C'est vrai pour les deux premiers Barbe-Rouge, c'est vrai pour le premier Astérix, etc. : les couleurs sont totalement ignobles.
Uderzo a fait refaire les couleurs pour sa "Grande Collection". Il ne serait pas idiot que Dargaud se penche sur le problème.