Tome 1

Série : Manhole

361x500 - Manhole 1.  Tome 1

© Ki-oon 2006 Tsutsui

1. Tome 1
Evaluation :
Identifiant :56466
Scénario :Tsutsui, Tetsuya
Dessin :Tsutsui, Tetsuya
Couleurs :<N&B>
Dépot légal :06/2006
Estimation :non coté
Editeur :Ki-oon
Taille :Autre format
ISBN :2-915513-21-X
Planches :208
Autres info : Edition originale Broché
Créé le :04/06/2006 (modifié le 29/01/2008 07:57)
Planche de Manhole 1.  Tome 1

400 x 552 px - Verso de Manhole 1.  Tome 1


4 Avis sur cet albumPoster un avis
Par chocobogirl le 01/03/2008
Un homme nu déambule dans les rues et meurt foudroyé par le virus de la filariose, un vers qui se loge dans l’œil et vous dévore le cerveau… Alors que le virus s’étend, la police enquête et soupçonne une volonté humaine derrière cette contamination.
Un bon thriller biologique qui s’interroge sur l’animalité de l’homme et sa violence. (Ames sensibles s’abstenir !)


Par opaline le 24/01/2007
alors je suis très étonnée qu'il n'y ait pas plus d'avis mais comment passer à coté de ce chef d'oeuvre parce que l'on peut parler de chef d'oeuvre, c'est tellement bien ficelé que ça se passe de commentaires, les dessins sont sublimes, le scénario j'ai rien à redire je suis très impressionnée par la qualité de cette oeuvre ainsi que de toute celles qu'il a faite jusqu'à maintenant; il fait parti désormais des auteur que j'apprecie énormément avec un tel talent on ne peut pas rester dans l'ombre;

Par wolf-w le 16/09/2006
C'est trop fort ! Comme l'a confirmé Tetsuya Tsutsui lui-même, son "dernier manga est un thriller biologique". Un excellentissime thriller biologique, croyez-moi !
Malgré que ce soit en noir et blanc — je ne m'en plains nullement ! —, cela éclabousse beaucoup d'hémoglobine dans chaque case qu'on peut très bien imaginer si l'on est amateur de film gore. La peur, et non la plus grande, se précipite sans crier gare...
Cela se lit vite, aussi vite qu'on arrive à la fin de la page et qu'on râle à la suite parce que la suspense n'est pas finie : on veut en savoir plus la suite avec impatience !
Un océan d'applaudissement pour Tetsuya Tsutsui.
Excellentissime !


Par zanzibar le 14/03/2007
-
Manhole
De Tetsuya Tsutsui

Les médias clament à tue tete que l’ensemble des maladies reculent, pourtant c’est drole car il n’y a jamais eu autant de malade.

On m’avait dit que l’auteur avait une manière efficace d’amener le cheminement de l’épidémie, et que graphiquement il assurait grave. Effectivement à première vue c’est ce que l’on pouvait penser, malheureusement le titre se révèle d’une hypocrisie rationaliste à couper le souffle.

Mais avant de parler du titre proprement dit, nous allons mettre en exergue ce que je vois trop souvent. Beaucoup trop d’œuvres, manga ou BD confondus, singent la crainte de l’autre avec des analyses pseudo-brillante de la communauté et de ses méthodes, parfois douteuses , qui prend la brutalité traumatique pour de l’intelligence. Ces distances physiques se retrouvent dans une paranoia hygiénique marquée au fer chaud de notre inconscient et de notre civilisation ( ce qui revient à parler du processus des mythes !). Une crainte des épidémies de masse ( grippe aviaire !), une timidité maladive, et l’exceptionnel oubli autour des évènements comme la perte d’un etre cher signifié par la maladie ou la mort. Trop souvent, on gobe des morts violentes , et au ralenti sans comprendre, ni cerner ce qui se passe sous nos yeux ébahis, ces négations se retrouvent dans nos idiosyncrasies, et ne fait que développer l’accroissement des distances avec les autres. On pourra toujours me prétexter la déritualisation civile , et la perte des mystifications culturelles ( prothèse du moi !), on détiendra un pan de réalité. Dès ce moment là, l’essor des rites archaiques, plus proche des rats que du singe, avec différents exemples qui se recoupent : solitude et enfermement des jeunes, viol de femmes et d’enfants, conflit de génération, infantilisme, structure rigide et tyrannique, déchainement de l’individualisme et de l’errance…Au final , le lecteur ou la lectrice sombrent dans la plus vaine des mélancolies, dans l’impossibilité d’aligner plus de 3 mots, ou éventuellement de pouvoir mettre en place une écoute. ( ce qui ne règle pas tout loin de là !) Evidemment ce ne sont que des causes représentatives de tout un ensemble de structures plus ou moins dans son coin, mais l’art en général étant un pale ( o combien éthéré !) reflet d’une communauté, en l’occurrence celle du nord, il ne sera pas étonnant de rencontrer des gens vers une forme de pureté morbide. ( schizophrénie, anorexie, boulimie,….)

Après avoir disserté sur le corps, nous allons pouvoir parler du titre. Remettons-nous dans le bain : « Des disparitions, et des évènements étranges à Sasahara pousseront un Duo de flic ( Ken Mizoguchi « l’ancien », Nao Inoue « la jeune » ) à faire une enquête sur ce mystérieux filaire hote des corps infectés ( les victimes ? !), et sur l’instigateur coupable forcément. Et là encore, c’est l’emploi des flics d’une manière un peu facile qui pose problème, malgré tout, le passage ou nos 2 inspecteurs entrent dans le taudis de cette vieille femme aurait pu etre interessant si il y avait eu une certaine continuité. Malheureusement, ce bon début fait place rapidement à une grave amertume qui s’installe chaudement jusqu’au discours du « photographe », et là tout s’effondre. Sous couvert d’une idéologie douteuse, de désirs de purification, et de gloriole, ce vieillard répand sa découverte du filaire dans la ville de Sasahara. ( un fléau qui ne touche jamais le lecteur !) Et surtout dans tous ces personnages dangereusement stéréotypés, c’est cette jeune femme flic, incorporée récemment, à la spontanéité superficielle qui se révèle etre la plus cohérente, et étrangement aussi la plus humaine. Elle était là pour faire rire, détendre l’atmosphère, mais au fil des pages, ironiquement, on scrutera chacune de ses réactions, de ses gestes, de ses mots pour cerner les tenants et les aboutissants du rapport au corps, à la solitude, et à la mort propre à notre civilisation. Quand à l’autre flic, on est plus proche du phénix ! ?
Pire encore, plus le titre avance, et plus on se rend compte que l’œuvre est faite en dépit du sens émotionnel. Que l’auteur par l’intermédiaire de ses personnages passe son temps à nous expliquer ce qu’il faut faire et ne pas faire, comme si nous étions des idiots et des demeurés mentaux. Par la force des choses, le rationalisme explicatif ne fait qu’aplatir, affadir et alourdir le récit ( qui n’en demandait pas tant !) qui était déjà pas mal plombés.
Un titre qui confine au cynisme pour la bonne et simple raison que l’on nous demande de choisir par l’intermédiaire d’une question : « Au prix d’un meurtrier idéologique faut-il accepter la tyrannie normaliste d’un carriériste binoclar en costume cravate ? ? ?
Quelle(s) réponse(s) nous propose l’auteur ?
La réintégration du corps policier ! ! ! BRRRR, ça fait froid dans le dos.

Une œuvre moraliste au possible, doublé d’un cynisme bien pervers. Je n’en demandais pas tant ! ! ! Mais arriver à me sauver la morale sur la fin, tout en respectant les vieux carcans hypocrites, moi je dis chapeau ! ! !
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