Résumé de la série : Le bat-signal projette sur le ciel encrassé de pollution de Gotham City l'ombre d'une chauve-souris géante, visible du centre-ville comme des plus lointaines banlieues, du sommet des tours du centre d'affaires comme des docks mal famés du port de Blüdhaven.Planté au sommet du commissariat central et contrôlé de près, il ne s'allume qu'en cas d'extrême urgence, lorsque la situation dépasse les compétences et les moyens des forces de police. Alors le justicier de la nuit, le protecteur de Gotham, Batman, surgit de l'ombre pour assister la police.Mais nombreux sont ceux qui, ayant prononcé le serment qui accompagne leur badge et leur arme, préfèrent laisser le bat-signal éteint, et régler les problèmes de criminalité sans faire appel à un justicier masqué qui ne répond devant aucune autorité.Cependant, à Gotham City, ville infesté par des criminels aux super-pouvoirs tels le très dangereux Mister Freeze, la vie d'un policier n'est pas une sinécure...
J'ai été très agréablement surpris en lisant cette série. Je m'attendais à quelque chose de léger et au contraire, le scénario s'est révélé plutôt consistant.
Les différentes histoires présentées, ici, sont vraiment bien foutues. On suit celles-ci avec beaucoup d'intérêt. Rucka et Brubaker, les scénaristes, ont vraiment fait du bon boulot.
Bon, c'est vrai que le premier tome est agréable, mais sans plus. Poutant dans les tomes suivants, les auteurs ont voulu donner une importance plus marquée au caractère des personnages. De ce fait, le récit est plus dense et bien sûr, beaucoup plus réaliste. Une mention particulière à l'inspecteur Montoya, qui dans le tome 2, est confrontée à des révélations embarrassantes. On ressent facilement toute sa détresse devant ce problème, ce qui la rend attachante.
L'originalité du récit se situe, bien évidemment, dans le fait que l'histoire se déroule à Gotham City, qui comme tout le monde le sait, est la ville d'origine de Batman.
Où cela devient intéressant c'est que celui-ci est mis volontairement à l'arrière-plan par les scénaristes, mettant ainsi en valeur le travail des policiers "normaux" de cette ville. Grâce à cela, on apprend que les rapports entre notre chauve-souris préférée et la police sont parfois ambigus.
Cet aspect est d'ailleurs présenté avec beaucoup de subtilité.
A priori, le dessin de Michaël Lark n'a rien d'extraordinaire. Les personnages sont parfois difficiles à reconnaître. Pourtant, les ambiances sont très bien rendues, ce qui donne de l'intensité au récit.
Je suis loin d'être un spécialiste en comics, mais je pense pouvoir clamer bien haut que "Gotham Central" est une série à suivre.