Résumé de la série : Maggie Chascarillo est une jeune Californienne d'origine mexicaine rôdant dans la scène rock du début des années 1980, au moment où l'explosion punk vient de lancer son assaut virulent et primitif contre les tours d'ivoire des dinosaures du rock. Adolescente, Maggie se trouve attirée par l'anarchie, l'énergie et l'idéalisme de la scène punk hardcore. Elle y rencontre Hopey Glass, une punkette téméraire et insolente. Hopey est une présence turbulente mais constante dans la vie de Maggie, combinant paradoxalement des convictions morales en béton armé et un tempérament irascible. L'amitié qui les lie est volcanique mais indéfectible.
A Palomar City, toutes les femmes sont superbes, et aussi complètement folles, mais de cette folie qui confine à une infinie sagesse. A Palomar City, tous les hommes ne sont guère que de misérables créatures condamnées à ramper aux pieds de ces femmes magnifiques. C'est dire combien Palomar City est la métaphore absolue d'une humanité aussi ballotée par ses désirs sexuels torrides que dévastée par son incapacité essentielle à aimer. Palomar City, au cœur d'un Mexique aussi primitif et miséreux qu'éternel, ressemble beaucoup à la Colombie magique et brûlante des "100 Ans de solitude" de Garcia Marquez (une référence explicitement citée, qui, assez incroyablement, n'écrase jamais l'inspiration de Hernandez, c'est dire à quelles hauteurs on se trouve ici). "Palomar City" a été écrit, dessiné en 1985, au sein de l'équipe "Love and Rockets", et la seule chose qui vienne à l'esprit en ressortant de cette épopée chorale aussi dérisoire que magnifique, aussi drôle que déchirante, c'est : "Comment a-t-on pu ignorer aussi longtemps un tel chef d'œuvre ?".