Publié sous forme de recueil, les histoires de Jack B. Quick sont de courts récits de 4 à 6 pages mettant en scène cet enfant terrible de la physique quantique. A mi chemin entre le comic traditionnel et l’œuvre d’auteur, Jack B. Quick est cependant un véritable OVNI de la BD américaine. Le trait, sérieux, plutôt réaliste, bénéficie d’une souplesse d’exécution et un cheminement narratif donnant au récit une grande fluidité de lecture.
Aucun temps mort n’est laissé dans ces histoires. Jack B. Quick va à cent à l’heure pour tenter de résoudre les problèmes, les aggrave et finalement revient au point de départ ou empire la situation.
En plus de présenter et de donner certaines explications des grandes théories de la physique quantique, Jack B. Quick est particulièrement subtil.
En effet, Alan Moore à réussi le tour de force de faire au travers de ces expériences et de ces explications théoriques une véritable critique de tout le système américain et de sa mentalité profonde. Chaque expérience est une excuse pour mettre en exergue et critiquer un aspect de la vie, des croyances, ou du système en place et c’est une véritable réussite.
Malheureusement, la compréhension des théories expliquée, bien que vulgarisée, n’est pas à la portée du premier venu. Un fan de Lanfeust n’y piperait mot malgré le lexique explicatif en fin d’ouvrage.
Jack B. Quick est cependant une BD extraordinaire, tant par le traitement que par son message, et son petit coté particulièrement original en fait une œuvre indispensable pour toute bédé thèque qui se respecte.
Entre Eisntein, le savant fou et le paranormal, Jack B Quick est un peu tout à la fois. Ce one Shot met en scène un enfant prodige mais un prodige brut, non maitrisé. De là en découle plusieurs histoires plus extravagantes les unes que les autres où les auteurs s'amusent avec les concepts scientifiques
Tout est dit dès la première page, est-il plus important de savoir que sa vie tourne autour de son foyer ou autour du soleil ? C'est le fil conducteur de ce tome, le décalage entre la théorie et la vie quotidienne qui est mis en exergue au fil des pages. Malgré l'originalité du scénario, ce grand patchwork est comme son jeune héros, non maitrisé. Les différentes scènes partent dans tous les sens, on s'y perd sans s'y retrouver au final, seul reste en bouche un arrière gout amer de folie douce.