Info édition : Avec jaquette, sens de lecture d'origine (droite vers gauche).
Résumé de la série : Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transformé le magasin familial. Son seul problème est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confiée avant de partir. Mais voilà qu'un jour, la police vient l'interroger sur la disparition de la famille de l'un de ses clients. Le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d'une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné jusqu'au jour où Donkey, un ami d'enfance, lui demande s'il se souvient de ce même symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d'amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l'existence d'une organisation clandestine que dirige l'énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.
Remarquable, fantatique, absolument génial tout comme le reste de la série ces qualificatifs sont aussi valable pour ce volume tant attendu riche en révélations et en zones d'ombre (mais plus en zones d'ombres qu'en révélations). Bien qu'il y ait pas mal de révélations notamment sur les évènements passés on est encore loin de pouvoir deviner l'identité d'Ami surtout avec les confidences de Manjûme à ce sujet. Il y a encore pas mal de chemin avant la fin de cette histoire mais avec un scénario de cette qualité ce n'est aucunement génant le plus dur étant d'attendre la suite à chaque fois.
Le 19ème tome de 20th Century Boys innove en déplaçant la résurrection de son héros vers un mode burlesque : une rupture de ton déstabilisante, mais pour le moins astucieuse. En désamorçant à la fois l'émotion du lecteur (suffisamment stimulée dans les 18 tomes précédents) et le spectaculaire de cette réapparition qu'il aurait été si facile de rendre mythique, Urasawa montre qu'il est un auteur ambitieux. Contre toute attente, voici donc une tragédie planétaire qui se mue en farce dérisoire, la révolte des gueux conduite par un cowboy japonais et un ex-amnésique sans illusions. Dommage que Urasawa nous impose un retour inutile sur un personnage secondaire qui n'a jamais présenté d'intérêt, mais il se rattrape superbement dans le genre ironie en concluant la scène par une phrase d'anthologie : "c'est super dur d'être le mal, c'est nettement plus cool d'être un justicier !". Lol, comme on dit !