Superbe album. Peut être le meilleur de l'univers donjon.
Une grande histoire: obéir aux ordres ou faire parler ses sentiments ???
Deux frères seront confrontés à ce choix.
Le dessin dur et le trait nerveux de Bézian colle parfaitement à l'histoire. Ce style renforce la tragédie de l'histoire. De plus pas de phylactère. Seulement un très court texte expliquant la pensée d'un des héros.
Touts ces détails renforcent la noirceur du propos, une vraie réussite. Du grand art.
Ces soldats cruels s'humanisent à nos yeux. On attends, à chaque page, le retour aux sentiments du héros. On les aime...
Ça faisait longtemps que je n'avais pas été secoué par une bédé.
Magnifiquement magnifique.
Un donjon énorme. On est plus trop dans la série mais dans l'expérimentation tant au niveau des dessins, de la narration et du ton très inédit pour cette série. Les crépuscules sont hilarants face a ce donjon. C'est beau, c'est triste, c'est génial...
Et un crépuscule de plus. Espérons que ce soit pas le dernier ! J'avais trouvé "Crève-coeur" très sombre et "Des soldats d'honneurs" est pire. Crépusculaire peut-être ! Le trait de Bézian vaut bien celui de Carlos Nine dans le style torturée et tortueux. D'ailleurs le découpage et le type de narration sont les mêmes dans ces deux Monster. Ce tome ne fait pas beaucoup avancer la trame générale mais bon, j'men suis foutu un peu, trop content de retrouver tous ces lieux qui font que je suis si attaché au petit univers du Donjon.
J'ai bien aimé donc, mais bon, ça fait bien longtemps que je ne suis plus objectif à propos du Donjon ! Demandez donc à un fan des Feux de l'amour si le dernier épisode est un daube infame ;o) J'y vais un peu fort dans le comparatif, j'en conviens.
Bref c'est du bon Donjon (mais dans le Donjon tout est bon...quoi ? elle a déjà été faîte ?!!!) que je recommande vivement si vous broyez du noir ou si avez des envies de meurtres...
Ah, qu'il est fort ce duo Sfar-Trondheim. D'une voix-off aux mots simples et aux raisonnements primitifs, il nous livre un récit profond et sombre. L'histoire tragique de deux frères, Görk et Krag, soldats de la Géhenne et aveuglément dévoués au Grand Khan.
Une obéissance absolue aux ordres d'un supérieur qui par le passé à poussé des gens à ouvrir des robinets de chambres à gaz et qui dans ce tome surréaliste va pousser Görk à tuer son frère sans vraiment se poser trop de questions car son honneur et sa fierté de soldat sont en jeux. Une soumission absolue, un raisonnement absurde qui fait abstraction des liens fraternels qui les unis. Des actes dictés par des lois stupides qui conduisent à des démarches barbares et un Gork qui finira bourreau, mais également victime de ses actes.
La noirceur du récit se retrouve dans une colorisation sobre et triste. Je trouve le dessin de Bézian ("Ne touchez à rien"), sorti du contexte de cette histoire, plutôt mauvais. Un trait hachuré, une accumulation d'égratignures bâclées, c'est d'ailleurs le seul dessinateur dont j'ai gommé la dédicace tellement je trouvais le dessin mauvais.
Mais, bizarrement, ici ça passe. Peut-être parce que le dessin n'est qu'en arrière-plan de cette voix-off qui nous tient du début à la fin et que les éraflures de Bézian renforcent la noirceur du récit et la tristesse qui emplit le lecteur face à l'incompréhension, le gâchis et la bêtise de ces deux frères.
Bref, un excellent tome très sombre qui traite habilement de sujets profond (comme la mort et la religion) et dont graphiquement j'ai surtout apprécié le décalage entre le texte et l'image.