Résumé de l'album : « Les quatre héros du Local forment un groupe de rock. Pour réussir, ils veulent ne se consacrer qu'à eux-mêmes et fermer les portes du local. Mais le monde, dehors, pousse aux portes et les force à affronter les imprévus, les rapports familiaux, les règles de la société. Et les ennuis vont arriver, dans l'histoire, comme ils arrivent dans la vie de chacun. Les jeunes gens doivent faire face, choisir leur propre voie, et continuer d'avancer malgré tout.
Malgré la vie, en somme. »
J'ai beaucoup aimé ce "Local". Gipi retranscrit notamment très bien l'énergie qui se dégage du groupe lors des scènes de répétitions. On entendrait presque la musique que l'on imagine bien proche de celle de At the Drive in et consorts...Ces scènes pleines d'énergies alternent étrangement avec des passages calmes (d'ennuis ?) dans lesquelles les ados sont avec leurs parents. L'histoire des ces ados qui s'accomplissent totalement au travers de leur musique est classique mais pleine de sensibilité et dépeint bien le monde des "djeuns" et les étranges liens qui les unissent avec leurs parents. Gipi en profite pour égratigner la cynique industrie musicale, broyeuse de rêve et donc de créativité. J'aime bien le dessin et les couleurs de Gipi qui peuvent je le reconnaît ne pas plaire à tous le monde.
J'ai donc beaucoup aimé "Le Local", d'avantage que "Notes pour une hitsoire de guerre" d'ailleurs.
Que dire sinon : "vous avez aimé le rock'n roll, le vrai, dans les caves avec de la Kronenbourg et de la sueur" ? Alors cette BD est pour vous. Vous ressentirez ce qu'exprime Gipi : le rêve, l'évasion, l'utopie, l'amitié,... sans oublier le n'importe quoi, l'errance, le décalage avec la réalité... Sinon, vous serez sans doute moins réceptif.
Cette lecture a été pour moi un grand moment de rock - avec une intensité similaire à celle d'un concert.