Résumé de la série : Par un moche matin couleur sépia, Blacksad, détective privé de son état - ou ''fouille-merde'' selon certains - est appelé par le flic Smirnov pour reconnaître un cadavre. Il reconnaît : c'est Natalia Wilford, une actrice avec qui il a vécu jadis la plus heureuse époque de sa vie. En bon flic, Smirnov lui conseille de garder le museau hors de cette affaire. En bon fouille-merde, Blacksad ne suit pas ce conseil avisé : un salaud a tué une femme et, par la même occasion, ses meilleurs souvenirs. Il va payer.
Toujours très réussi, la série ne s'éssoufle pas, on reste admiratif du travail de Guarnido. Le scénario tient bien la route, Blacksad s'inscrit vraiment comme une série à ne pas râter, une seule chose à dire, à quand le tome 4?
Miaouhhh !!! toujours aussi percutant mister Blacksad. L'ambiance de ce polar est surchauffée et la société américaine est aussi bien décrite que dans un roman Mickeal CONNELY ou même de Walter MOSLEY dont le détective noir doit affronter en permanence le racisme des blancs. Et la scène amoureuse, un vrai délice !
Graphiquement, c'est splendide. Je ne suis pas particulièrement fan des BDs où les personnages sont des animaux mais, dans cette série, ils sont particulièrement bien choisis : le policier berger allemand, le méchant tueur crocodile (avec des bottes en croco!) et bien sûr le chat noir Blacksad. Les ambiances, les lieux sont très bien rendus.
Côté intrigue, ça se passe pendant la période du MacCarthysme, quand les US vivaient dans la peur de la bombe et qu'on soupçonnait tout le monde d'être des espoins communistes. Je trouve l'intrigue bien ficelée. Il y a un 2ème méchant caché derrière le premier, et le gentil vieux professeur de Blacksad n'est pas si gentil qu'il en a l'air...
Ca finit dans la lignée des polars noirs, tristement, avec un sentiment de gâchis frustrant.
Un nouveau polar noir avec John Blacksad, sur fond (périlleux) de nazisme et anti-communisme. Un polar classique à l’intrigue bien ficelée sur un rythme qui sait alterner avec brio les moments d’action et de respiration. Le fond, partagé entre le maccarthysme et la menace d’une guerre nucléaire, rend le scénario plus dense que lors des deux premiers tomes, mais d’un autre côté, la complexité pourrait en rebuter certains.
Le dessin, le découpage et le choix des animaux afin d’accentuer le caractère des personnages restent excellent. Guarnido avoue avoir eu du mal à choisir l’animal qui représente Hitler, mais « Maus » oblige, c’est donc devenu un chat. Pour le reste on découvre un hibou en la personne de Otto Liebber, un coq pour le sénateur Gallo et un caïman pour le tueur. Dans un rôle secondaire et en sorte de guest star on prend plaisir à retrouver le journaliste furet Weekly et le commissaire berger allemand Smirnoff.
Les expressions et les mimiques des animaux sont utilisées à la perfection et les scènes d’action et de mouvements sont magistralement dessinées (le passé de Guardino chez Disney oblige). Quant à la voix off, qui dès le départ nous plonge dans ce polar noir, elle est utilisée avec grande maîtrise et humour.
On peut peut-être regretter qu’après avoir entremêler avec dextérité une histoire d’espionnage, de détectives et d’amour sur fond de guerre froide et en développant habilement et en profondeur les relations humaines entre les personnages, l’intrigue se conclue plutôt brusquement sur deux pages.
Encore un bijoux signé Guarnido et Diaz, John Blacksad se retrouve une nouvelle foi à la recherche d'une énigme complexe où se mêlent politiques, artistes et scientifiques.
Même si je l'ai trouvé un ton en dessous des deux premiers le dessin "tue" toujours autant, le scénario est bon et l'album se conçoit une nouvelle foi en one shoot...
VIVEMENT LE TOME 4 !
AIE AIE AIE! On est partis d'un niveau tellement haut dans les 2 premiers tomes que l'on a l'impression de plus tenir la ligne... un petit peu décevant mais ça reste quand même de la haute voltige! Un Blacksad plus sentimental, qui enlève ses carapaces, ça fait plaisir aussi...
Quand on sait que les auteurs font une petite pause, on se dit que c'est bien, qu'on fait pas du commercial et qu'on se recentre sur autre chose pour revenir en force avec un Blacksad, on l'espère, plus détective que jamais pour 2009!
À l'heure actuel, ce troisième album de "Blacksad" est le plus humain de la
série, le plus dense, le plus tragique, alignant portraits recherchés et drames
psychologiques. Plus posé que ses prédécesseurs, "Âme Rouge" est une
grande réussite.
Très bonne histoire avec pas mal de bonnes idées mais ces dernière auraient quand même demandé un traitement plus poussées (chacune d'elle ayant pu donner lieu à un tome complet). Toutefois la qualité de l'intrigue est bien présente et je suis resté collé à l'album jusqu'à la fin. Cet elbum reste donc toujours de très bonne qualité par rapport au reste de la série.
Le dessin est toujours aussi soigné et efficace , d'un dynamisme et d'une force étonnante mais j'aimerais surtout parler du scénario qui au fil des aventures de Blacksad devient de plus en plus elliptique et qui renoue ainsi avec les grands classiques du roman noir américain , je pense notamment au Grand Sommeil mais aussi à l'auteur plus contemporain qui à modernisé ce type de narration : James Ellroy. Amateurs du genre n'hésitez pas!
Voilà une magnifique bande dessinée venue tout droit d’Espagne. Blacksad est un polar mettant en scène des personnages à têtes d’animaux, et bien entendu les auteurs ont eu l’intelligence de faire correspondre la personnalité desdits personnages avec les connotations des animaux choisis. L’univers est celui des romans noirs (on pense bien sûr à James Ellroy, Chandler, etc.), dont les auteurs recyclent minutieusement tous les poncifs sans pour autant tomber dans le stéréotype.
Troisième tome et troisième thème abordé par les auteurs. John Blacksad se trouve maintenant à dénouer les fils du MacCarthisme aux Etats-Unis. Les « douze apôtres », un groupe d’intellectuels de gauche, est directement menacé par la chasse aux sorcières et c’est le savant Otto Lieber qui est, semble-t-il, visé pour ces travaux sur l’atome. Blacksad plonge dans l’univers de la manipulation et de l’espionnage.
Pour ce troisième tome on retrouve la narration typée roman noir qui a (entre autres) fait le succès de la série, même si ce trait est un peu en retrait par rapport au premier volume. La figure de la femme fatale est à nouveau présente, sous la forme ici d’un écrivain engagé au caractère bien trempé, le charme de Blacksad faisant le reste… Toutefois ce troisième tome est une légère déception, au regard du scénario d’une part, la simplicité des intrigues commençant à lasser quelque peu (en effet, le choc de la découverte est cette fois définitivement passé). Au regard du dessin d’autre part, car ce troisième tome a un peu moins de personnalité et d’unité que les deux précédents, la faut au coloriage un peu plus clair et moins homogène peut-être. La qualité est cependant au rendez-vous et Âme Rouge devrait plaire à ceux qui ont aimé les deux premiers volumes de la série, en dépit de la petite baisse de régime.
Je l'attendais avec impatience et inquiétude. "La queue frétillante la truffe dréssé" comme dirait mon imbécile de chat !!! Est-ce que ça allait autant me scotchcer que "Artic Nation" et "Quelque Part..." ? Ben non en fait, l'effet de surprise s'estompant la claque a été moins grande. Ca n'en est pas moins pour moi une excellente BD toujours agrémenté d'un dessin que je trouve vraiment beau. C'est toujours aussi expressif et dynamique, un vrai travail de bête :o)
Le seul tiers de demi bémol que je signalerais se situe au niveau du scénar, que j'ai trouvé relativement attendu et sans très grande surprise. Mais ne faisont pas la fine babine, j'ai lu et déjà relu Ame Rouge avec gourmandise...et non pas avec du gourmet comme mon con de chat...
Toujours sympa l'univers de Blacksad, le dessin de Juanjo Guarnido est vraiment impeccable, chaque planche est un régal. Après, les défauts des précédents tomes sont toujours présents : je regrette toujours qu'il n'y ait pas de fil rouge et que chaque tome se suffise à lui-même (même s'il y a un ou deux personnages récurrents) et le scénario reste assez déjà vu (pour le coup, ça m'a beaucoup fait penser à "K" d'Alexandre Arcady avec Patrick Bruel). Mais bon, Blacksad a toujours la classe, la narration toujours agréable, je m'en lasse pas mais il manque quelque chose pour que ça soit vraiment une très très bonne bédé.
Nouveau coup de génie pour ce troisième opus d'une BD maintenant cultissime.
Cette fois-çi c'est le macartisme des années guerre froide qui est décrit avec une fougue et un réalisme saississant.
Vivement la suite.
9/10
Canales s essouflerait il? Sans doute, il faut dire qu apres la surprise du premier tome et la beauté du second , difficile de faire mieux, le scenario est donc moins abouti on s ennuit un peu car l histoire ne nous immerge pas réellement, d autres part je trouve que les dessins de guarnido on perdu en intensite, blacksad s arrondi et a perdu son profil nerveux et angoisse de detective, dommage car il en perd en charisme, voyons la suite....
Franchement, je dois être un extra-teresstre dans le petit monde de la bd où ultra-exigeant mais je trouve décidément les Blacksad vraiment pas terrible au regard du succès ENORME de la série (+ de 500 000 ex !). Le scénario de ce troisième tome ne donne pas beaucoup de suspens ni beaucoup d'originalité si bien qu'on peu le résumé en 1 mot : Mac Carthisme. Il n'y a aucune valeur ajoutée à la description de cette période pourtant interressante et l'intrigue policière est infime. Désolé mais les dessins superbes ne font pas tout et j'attends plus d'une, soit disante, grande Bd... L'histoire ! Rien que l'histoire suffit parfois à faire un vrai chef d'oeuvre dans tous les médias et pas uniquement dans la Bd ! Ici ce n'est pas le cas. Au final, c'est très décevant comme le 1er tome (le second tome ayant un message plus interressant). Je pense que Blacksad, c'est de la Bd TRES grand public, pas prise de tête certes, mais franchement pas très recherché. Simple avis personnel...