Résumé de la série : Moscou, 2004 Pôle arctique, 1948Il a neigé sur le désert. Une vague de froid affecte en effet tout l'hémisphère nord. En France, la Seine a gelé. Fasciné, un homme contemple à l'écran ces blocs immaculés qui dérivent sur le fleuve parisien. Mais on dirait qu'il y voit autre chose ; une glace bien plus lointaine, dans le temps et dans l'espace. Il ne dira pas où, car son regard lui aussi s'est figé ; Vassili Kozlov a quitté ce monde.
Moscou, quelques semaines plus tard. Un homme est traqué par des individus armés et bien décidés à l'abattre. Bientôt, il disparaît au détour d'une rue qui débouche sur le fleuve. Ses poursuivants aperçoivent son manteau, abandonné sur les blocs de glace qui dérivent sur l'eau. Ne trouvant nulle trace de l'homme aux alentours, ils en concluent qu'il a tenté de traverser les eaux glacées et qu'il s'est noyé. Recueilli par Philarète, un des innombrables clochards de la capitale russe, et pressé de questions par son hôte et sauveur, Valentin Kozlov, trente ans et traducteur français, raconte son histoire, ou plutôt celle de son père, Vassili...
Un suspense qui ne mollit pas, des décors envoûtants (je pense notamment au combinat), ce deuxième album prolonge le premier. Il l'explose même sur certains aspects dont notamment la violence, laquelle n'est toutefois jamais gratuite.
Outre une formidable histoire d'homme, Giroud nous dépeint tout un pan de l'histoire russe. C'est formidable et on en redemande encore !
Ce deuxième tome du Serpent sous la glace est encore de très bonne qualité. Franck Giroud nous entraîne dans la banlieue de Moscou au coeur d'un ancien combinat industriel. Bref, l'ambiance sombre colle bien au mystère qui continue de planer sur l'identité du père de Valentin. Ce dernier recompose petit-à-petit le passé de son père malgré de mystérieux adversaires.
Ce deuxième tome du Serpent sous la Glace est certainement le meilleur de la trilogie, dans la mesure où on est déjà parfaitement rentré dans l'histoire complexe concoctée de main de maître par Giroud (quel scénariste !), et que les couleurs de Cerise, informatisées et laides, passent un peu plus inaperçues.
En soi, le dessin de Jovanovic, pas très original mais assez expressif, est plutôt bon, mais il est plombé par ces vilaines teintes grossières, qui affligent le livre d'un caractère un peu série B.
Dommage car, il faut le répéter, le scénario et les dialogues sont d'une grande précision et justesse.
Contrairement à ma lecture précédente, la lecture de ce deuxième tome d'un tryptique de Frank Giroud m'a permis de me replonger dans une aventure tout aussi bien construite que dans son premier volet. Rien de nouveau dans ce tome-ci qui nous permet toutefois d'en apprendre un peu plus sur les démarches entreprises par le personnage principal qui cherche à mettre à jour des secrets enfouis depuis plus de 50 ans. Secrets qui, selon certains ravisseurs tirant des ficelles dans l'ombre, devraient demeurer cachés et inaccessibles à la curiosité de Valentin.
Frank Giroud, scénariste très prolifique ces dernières années, nous sert encore une fois un bon suspense où les détails et explications sont dévoilées au compte-goutte. Au crayon, nous retrouvons Milan Jovanović qui nous sert sa deuxième BD de ce qui devrait être une excellente carrière d'artiste. Son style ambivalent, tel que déjà mentionné dans la critique du premier album, convient parfaitement au scénario et on ressent un excellent travail de recherche de décors afin d'offrir au lecteur un cadre soutenu afin d'appuyer de véracité cette histoire captivante. Finalement, nous retrouvons aux couleurs Cerise qui se détache de son style habituel pour nous offrir une excellente gamme de couleurs très bien adaptée au thème de l'histoire et de l'environnement dans laquelle elle se déroule.
En résumé, ce deuxième tome poursuit la lancée du premier opus, et il est clair que les auteurs nous réservent le meilleur pour la fin!
Le héros tergiverse dans le Moscou des pauvres, j'ai des papiers, j'ai plus de papier, j'ai des faux papiers, j'en ai plus, j'en retrouve, bref moyen moyen, idem pour le dessin.