Info édition : Pour l'eo : n°42135 au dessus du code barre
Résumé de la série : On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n'est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c'est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires... Cet homme, c'est le gourmet solitaire. Imaginé par Masayuki Kusumi, ce personnage hors du commun prend vie sous la plume de Jirô Taniguchi, sur un mode de récit proche de l'Homme qui marche : chaque histoire l'amène ainsi à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves ou suscitant de furtives rencontres. Ainsi la visite d'un sushi-bar au milieu de l'après-midi lui fait-il voir d'un autre oeil les innocentes ménagères qui fréquentent le lieu, ou prend-il conscience, à l'occasion du match de Base-ball, des vertus tonifiantes du curry.
Je m'étais beaucoup interrogée en le feuilletant à 2 ou 3 reprises. J'avais peur d'être déçue, de trouver celà banal et redondant. Mais j'ai goûté avec plaisir chaque chapitre et chaque plat.
Kusumi Masayuki nous invite à une promenade à travers la cuisine japonaise autant qu'à une dégustation gourmande et fine de celle-ci. Non seulement, il nous offre un bel et intéressant aperçu de l'univers culinaire nippon, mais encore il nous invite à un moment de joie paisible et de délectation simple mais jouisive. Les commentaires du gourmet solitaire sont précieux et comme le reflet de nos propres plaisirs, déconvenues, ou surprises gustatives. Il sait donner au quotidien et au repas une dimension presque épique, du moins poétique et épicurienne.
Le dessin de Jiro Taniguchi porte merveilleusement ce récit gastronomique et les détails portés aux plats en gros plans font rêver les papilles gustatives du lecteur.
Cette tranquille promenade n'est pas sans rappeler celle si philosphique et poétique de "l'Homme qui marche".
C'est une bonne B.D. très contemplative sur la bouffe. Et c'est vrai, qu'il donne envie de déguster les plats, de se poser à l'aise dans un estaminet et de voir les gens vivre leur repas.