Info édition : D'après le roman de Léo Malet.
N°: 41172
D. 2005/0053/333
Résumé de l'album : Aller à confesse n'est pas mon genre. Pas vraiment ... Et pourtant voilà que j'y cours, avec plume et papier, pour raconter ma vie. Ma dégueulasse de vie ! J'vous passe les années d'enfance, l'apprentissage et tout le reste. Rien à redire. Une silhouette parmi tant d'autres. Par contre, un beau jour, comme on dit dans les livres, tout à basculé. C'est là, peut-être, que ma vie a commencé. En tout cas, 'est là qu'elle a commencé à s'arrêter ...
En grand amateur de polar, j'ai bien évidemment accroché à la nouvelle série de Daoudi et de Bonifay. Le scénario reste très près de l'histoire de Léo Mallet, et l'univers de la pègre dans les années 20 est admirablement servi par un Daoudi, qui utilise avec maestria les tons beiges et les couleurs passées des cartes postales de ces années là...
Seul petit bémol, et cela a déjà été dit, le personnage de Jean manque un peu de charisme.
A part ce "détail", La vie est dégueulasse, doit figurer en bonne place, dans le coin polar d'une bibliothèque digne de ce nom!
Le dessin est adapté au scénario et dépeint bien une certaine idée que l'on peut avoir des années 1920. L'ambiance grissaille générale renforce le côté roman noir.
Le scénario reprend le roman de Léo Mallet. Crédible et typique du roman noir de cette époque, les amateurs apprécieront. Il est cependant dommage que la fin soit difficilement adaptable en BD et donc que l'on finisse la lecture sur une fausse note. Néanmoins, ce type de roman se lit plus pour la retranscription d'une ambiance que pour son issu, donc l'ensemble est de qualité.
La suite de la série devrait être de la même veine, à conseiller aux amateurs de ce type de BD.
Je suis nettement moins enthousiaste sur cet album. Le dessin, très (trop?) classique est associé à un scénario que j'ai trouvé particulièrement ennuyeux.
Je ne suis pas un spécialiste du polar mais celui-ci m'a très nettement laissé sur ma faim.