Info édition : Co-scénariste: Stalner, Éric; Noté "Première édition"
Résumé de la série : La guerre est sale. On y vit, on y meurt, on y survit salement. Plus personne ne croit au mythe des conflits en dentelles, à la légende de la fleur au fusil. Toutes les fleurs sont mortes aux fusils de nos pères chante un poète.
Surnage encore du fatras d’antant qui a envoyé tant d’entre eux sous la mitraille, des images d’amitiés, d’honnêteté, de solidarité, d’idéaux communs qui auraient uni les combattants, confortés par un idéal commun face à la menace venue d’ailleurs. C’est à cette autre légende que s’attaque La Croix de Cazenac, placée sous le signe d’une citation de Shakespeare, tirée d’Hamlet : ''Nous sommes tous des gueux fieffés. Ne te fie à aucun de nous''.
Et Etienne, jeune provincial idéaliste qui, en juin 1914, se destine au séminaire, ne pourra effectivement se fier à rien, ni à personne. Son frère, soi-disant abattu par un agent double dans le premier épisode, réapparaîtra à la fin du deuxième. Lui-même abandonnera le service de Dieu pour devenir, dans l’enfer des tranchées, un ange exterminateur surnommé Trompe-la-mort. La soi-disant femme de son frère tant aimé se retrouvera dans ses bras lors d’une folle mission au coeur de la Russie où bouillonnent déjà les prémices de la Révolution d’octobre. Un colonel des services spéciaux de l’armée française se révélera être une ordure de la plus belle eau, son ordonnance un assassin sans états d’âmes. Et quand, après avoir frôlé la mort cent fois, Etienne pourra enfin se pencher sur le tombeau de cette mère soi-disant morte en le mettant au monde, il découvrira qu’elle fut mise en terre dix-huit mois avant sa naissance.
Nous sommes tous des gueux fieffés. On ne peut de fier à aucun de nous..
J'ai découvert cette série récemment, et je dois dire que je suis agréablement surpris. Les premiers tomes sont vraiment très agréables, et que dire de ce tome 7, qui m'a vraiment plu. L'ambiance orientale, suave et sucrée, confère à ce volume toute sa force, et cela est d'autant plus vrai grâce aux couleurs chaudes de J.J. Chagnaud. Le scénario est bien ficelé, et ce nouveau cycle démarre sur les chapeaux de roues, les dessins sont toujours aussi superbes, cependant, avec un léger manque d'originalité et d'authenticité, et c'est ce point d'après moi, qui plombe un peu ma note. Mais dans l'ensemble, cela reste un tome, à l'image de la série: Excellent!
Alors qu'Henri semble être un agent abouti, quitte à commettre des actes crapuleux pour que la guerre finisse, via l'arrivée des américains, Etienne est toujours introuvable. Celui ci, parti avec Némésis va recevoir de la part de ce dernier, l'ayant pris sous son aile, la fin de son éducation de chaman... L'affrontement final approche...
Cet album est sans surprises: les gentils sont des gentils, et les méchants ne vaincront pas. Les coups de théatre résonnent certes comme des pétards mouillés, mais cela reste agréable, grâce à un scénario malgré tout sympathique, et des dessins et couleurs très bonnes.