Résumé de la série : ''Il était une fois une véritable histoire extraordinaire''. C'est un peu comme cela que débute ''Ma Vie en l'air'', l'incroyable histoire d'Ariane, une fillette qui se surprend un jour à voler, au sens propre, là-haut, au milieu des nuages et des oiseaux. Elle vole pour échapper à la boue du quotidien, à ses étranges parents (un peu ogres, franchement bouchers, étrangement vampires), à la vision de sa soeur Célie en train de dépérir... Un jour, elle n'en peut plus et elle chute, elle a refusé de voler, son don l'a lâchée. Elle est recueillie par un éleveur d'oiseau, Paulin, qui va lui apprendre le cri qui console et l'initie aux mystères de la tropopause, un anneau d'harmonie atmosphérique. Mais ce séjour est de courte durée et Ariane est placée chez les soeurs, où les envolées spirituelles et réelles sont sévèrement réprimées. Des années après, entre médecine dure et folie douce, Ariane se souvient.
Là-bas, écrit par Sibran et Tronchet, avait été, pour moi, un album évènement, une révélation, un coup de coeur. Je ne pouvais donc pas passer à coté de leur nouvelle collaboration même si je me doutais que renouveler cette expérience avec autant de réussite aurait été un peu difficile.
Si c'est vrai que le scénario de Ma Vie en L'air peut sembler parfois un peu décousu, l'atmosphère poétique est très riche. Cette histoire d'enfant-oiseau nous emmène dans un univers intimiste, parfois glauque mais où la sensibilité et l'intelligence sont présentes à chaque instant.
Le récit est bien raconté et la petite Ariane devient vite attachante.
Pour le graphisme, Tronchet est fidèle à lui-même, si ce n'est que j'ai trouvé son dessin parfois un peu dur par rapport aux scènes décrites dans le récit.
En résumé, Ma Vie en L'air est un album à découvrir ou du moins, à essayer !
J'attendais beaucoup de cette production en commun du couple Tronchet-Sibran, mais je suis déçu et je n'arrive même pas à bien définir pourquoi.
J'ai un sentiment d'inachevé, peut-être que le dessin de Didier Tronchet n'est pas adapté pour cette histoire (contrairement, de mon point de vue, à "Là-bas"), peut-être que le roman d'Anne Sibran (certes, je ne l'ai pas lu) est trop condensé et ne parvient pas à s'épanouir sous cette forme.
C'est sans doute là le principal problème : la trop grande complicité entre la romancière et le dessinateur (puissent-ils m'excuser). Je m'explique : eux maîtrisent parfaitement le roman, la plupart des lecteurs de la BD, non... Trop de choses sont sous-entendues (voire survolées) et rendent la BD particulièrement difficile à suivre, voire hachée. Peut-être qu'en 2 tomes l'histoire aurait pu prendre toute sa dimension...