Résumé de la série : Y a-t-il un péril jeune en la demeure ?
Julien, Jean-Michel et Antoine : ces trois copains âgés d'une vingtaine d'années sont à la recherche d'un quatrième larron pour payer le loyer. Mais trouver le colocataire idéal est loin d'être une promenade de santé !
Max, le quatrième passager va amener avec lui un lot d'embrouilles pas piquées des vers. Tandis que Jean-Mi doit se muer en jeune fauve pour survivre dans l'impitoyable jungle du marketing, le nouvel arrivant cumule les bévues avec un brio qui n'a d'égal que son je-m'en-foutisme. Et entre la révolte étudiante qui gronde, les plans drague qui foirent (ah la magnifique voisine scandinave...) et certains parents qui rodent, la catastrophe finale se jouera sur fond de crémaillère orgiaque aux relents de rock technoïde et de substances en tous genres.
Cela étant, il est vrai que l'histoire est quelconque. On est loin de l'ambiance de "l'auberge Espagnole". Je ne vois pas ce que les auteurs ont voulu nous faire sentir.
Il y a ça et là des petits bouts de vie pour lesquels il est possible de s'identifier, mais non, le coeur n'y est pas.
Pour la page 25, il est vrai que la chaine de distribution devrait être "charmée".
Cependant, et grâce à Dupuy-Berberian, ce type de BD reste prometteuse, mais cela demande encore des efforts pour que Christopher puisse se hisser à leur niveau. Etje crois qu'il en est capable.
Courage, car c'est tout de même pas évident de faire de la bande déssinée.
D'emblée, le marketting très agressif de la collection "Expresso" nous propose un ex-libris infectement commercial.
Passé les pages de garde, on se trouve immergé dans un album où le scénariste semble déployer toute sa maîtrise du poncif. Des personnages caricaturaux, une histoire très peu crédible.
Le dessinateur semble avoir bien compris l'étendue du désastre et ne s'est pas trop foulé sur le dessin (il est capable de bien mieux).
La référence lourdement appuyée à une grande chaîne de distribution page 25 est-elle là pour tenter de rehausser les ventes de ce livre?
En tout cas, à force de politiquement correct et de coolitude démago, on en vient rapidement à cette conclusion: Inutile de lire le tome suivant.
Une mention pour les couleurs: elles abiment les rétines!