Résumé de la série : Nord-Ouest du Japon , XVIe siècle ; sur un ilot fouetté par les embruns , écorché par les flots , trois dilhouettes féminines , dérisoires fétus de soie et de haine , vissées au roc tout comme Tako , le poulpe , s'arc-boute au corail de ces tentacules noueux fixent , impavides , pétrifiés , le frèle pont de bois qui les rattache au Hondo , le continent...
Tragédie. Cette bédé est une "tragédie grecque asiatique".
Ici pas de dieu ou de demi dieu, simplement des femmes guidées par la noirceur de leurs sentiments. Trois sœurs trois ennemis. On suit, avec motivation, ce parcours tragique.
Michetz dessine asiatique, pense asiatique...? Du beau dessin au trait simple et gracieux. Son style rend très bien l'élégance japonaise. Tout est beau dans cette bédé.
Michetz a parfaitement réussi à dessiner une folie dans un coin perdu du japon.
Une excellente série. Un récit en vase clos qui raconte l'histoire tragique d'une
famille de la petite noblesse au Japon. Une histoire faite de conspirations, de
vengeances, de trahisons, de violence et de sexe. C'est très bien fait, on est
complètement pris par ce récit à la fois calme et tumultueux. Les dessins sont
quant à eux très beaux dans le premier tome, et tout à fait magnifiques dans
le second (qui se termine un peu vite malheureusement). Bref, Michetz est au
sommet de son art, et l'alliance entre ses dessins et le scenario de Yann
donne un très bon dyptique.
L'histoire se déroule dans un Japon médiéval dirigé par le Shogun. Il est toujours appétissant de voir les traditions, les mentalités et le mode de vie japonais, surtout lorsque le dessin est à ce point maitrisé et que l'histoire est claire, limpide. Sur un îlot relié à Hondo, la Grande Ile du Japon, un vieillard aveugle rêve de la progéniture mâle qu'il n'a pas encore eu. Sa femme lui a donné trois filles et est morte lors de son troisième accouchement. Son espoir réside donc aujourd'hui dans ses filles mais surtout dans sa concubine qu'il choie au point d'oublier les premières. 3 samouraïs, avant de partir à la guerre, viennent se présenter au vieillard et demandent la main des filles. Chacune fait son choix, et ils s'en vont. Commence un huis clos vénéneux et mortel où la peur qu'aucun ne revienne transforme les trois soeurs en trois ennemies. Alors : qui des trois soeurs et de la concubine donnera au vieillard un héritier membré ? Superbe, agréable, pas étouffant mais quelque peu sanglant, Tako est une réussite.