Résumé de la série : Une ville tentaculaire et futuriste. Une folle course poursuite. Une fusillade sanglante. Une prise d'otage dans une maternité. Des coups de feux létaux. Un événement extraordinaire... Puis le noir. Autre temps, autre lieu, Haydel Omay se rend au vernissage de Margritta, une galeriste aussi célèbre que superficielle. Haydel a jadis travaillé pour elle dans sa galerie où il est de bon ton de s'exhiber ; elle a pu y constater que les artistes qu'elle expose ne méritent guère l'attention qu'on leur porte. Voilà pourquoi Haydel a décidé de monter sa salle d'art. Cependant, lors de l'inauguration, elle repère au loin des oeuvres surprenantes par leur esprit novateur. Son auteur, est malheureusement injoignable, aux dires d'un autre piètre artiste. Pour Haydel Omay, il n'y a pas de plus beau défi à relever que d'essayer de contacter un peintre reclus dans sa tour d'ivoire. Pour cela, elle fait appel à Mucky qui pourra pirater le système de sécurité de son immeuble. Mais de catastrophes électriques majeures en courses aux scoops et d'attaques de « méchants-mystérieux-et-prêts-à-tirer-dans-le-tas-pour-arriver à-leurs-fins » en révélations improbables, un maelström d'événements explosifs s'engouffrent dans la vie des personnages. A tel point que la chaîne T.O.O. - la seule, l'unique, la merveilleuse chaîne télévisée - fait de cette journée l'axe central de sa programmation, offrant même à ses concurrent d'y participer. Tout ceci doit cacher quelque chose...
Je voulais redonner une chance à Bengal, suite à ma semi-déception lors de la lecture des deux tomes de Meka, et donc je me suis lancé dans la lecture de celui-ci.
On peut lire dans ce tome une aventure digne des meilleurs efforts de JDMorvan, ce qui est un plaisir en soit. Toutefois, malgré le coup de dessin de Bengal que je trouve toujours aussi beau que dans Meka, il est toujours aussi difficile à interpréter, ce qui rend certaines scènes d'action un peu pénibles à suivre. D'ailleurs, ce n'est qu'après m'être bien avancé dans la lecture de l'album que j'ai compris que le début se déroulait bien des années auparavant.
Peut-être que si les auteurs sont ouverts aux suggestions, je pourrais leur glisser le conseil de narrer un tantinet plus certaines cases, déjà de petites locutions à la Tom Clancy du genre "Warszawa, 12 janvier 2012 16:30" avant d'entamer une suite d'images sans texte serait un concept auquel ils pourraient songer?
Enfin, J'ai tout de même beaucoup plus apprécié la lecture de ce tome que ceux de Meka, et donc cela me réconcilie avec l'art de Bengal. En bref, une bonne BD, sans plus ni moins. Je conseille les amateurs à la lire afin qu'ils se fassent leur propre opinion.